(Québec) Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, soutient que le sauvetage de Capitales Médias pourrait être « très onéreux » pour le gouvernement. Déjà, « c’est clair » selon lui que Québec ne reverra pas la couleur de son argent, son prêt de 5 millions accordé tout récemment et l'autre, de 10 millions, versé sous le gouvernement Couillard.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Lors d’une mêlée de presse avant une réunion du conseil des ministres mercredi, Pierre Fitzgibbon a reconnu que les demandes de Québecor pour mettre la main sur Capitales Médias étaient « importantes ». La Presse a révélé que la société de Pierre Karl Péladeau demandait entre autres que les deux tiers des 350 employés permanents soient licenciés. Québec avait rejeté cette offre, préférant que la recherche d’un repreneur se fasse par l’intermédiaire d’un syndic.

Comme les demandes de Québecor « étaient importantes, je pense que c’était important qu’on laisse à tous les repreneurs potentiels le soin de pouvoir faire une offre comparable. On va voir ce qui va arriver à la fin. Peut-être que ça va être très onéreux pour le gouvernement ou pour les intervenants de Capitales Médias d’avoir un repreneur, mais pour l’instant, nous ne le savons pas », a-t-il affirmé.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Pierre Fitzgibbon

Questionné pour savoir si le licenciement de 66 % des employés est acceptable, M. Fitzgibbon a laissé entendre qu’il faut s’attendre à des pertes d’emplois éventuellement. « C’est sûr qu’on aimerait tous qu’il y ait une pérennité complète des employés des journaux, mais on sait tous que les médias écrits, le modèle est brisé. Donc, il doit y avoir quelque chose qui va se passer », a-t-il soutenu.

Québec entend présenter son programme d’aide aux médias écrits à la fin septembre ou au début octobre au plus tard.