(Ottawa) Huit jours après avoir assuré qu’elle serait bientôt nommée candidate par Justin Trudeau, la députée sortante de Vimy, à Laval, annonce qu’elle n’essaie plus de se faire réélire au scrutin du 21 octobre.

Lina Dib
La Presse canadienne

Eva Nassif a publié sur ses réseaux sociaux une lettre d’adieux à la vie politique jeudi soir.

« De récents événements de nature personnelle motivent cette décision que je ne prends pas à la légère », a écrit Mme Nassif.

Si la députée libérale évoque des raisons personnelles, elle ne les identifie pas. Elle remercie sa famille, ses électeurs, les bénévoles et les employés de son bureau de députée. Aucune mention de Justin Trudeau dans sa lettre de deux pages.

Il y a huit jours, Mme Nassif tenait un autre discours.

Dans un courriel envoyé à La Presse canadienne le soir du 14 août, la députée disait sa déception que le processus de nomination prenne autant de temps.

« J’aurais espéré que cela soit plus expéditif », écrivait-elle.

« Je suis persuadée que je recevrai dans les prochains jours ma nomination par le premier ministre », assurait-elle pourtant.

Des sources libérales ont confié à La Presse canadienne la semaine dernière que Mme Nassif n’arrivait pas à remplir les exigences de son parti pour une nomination. Elles laissaient ainsi entendre qu’on lui montrerait bientôt la porte.

Si un tel scénario s’est confirmé, elle serait la seule députée sortante à subir un tel sort au Québec.

Officiellement, le Parti libéral du Canada (PLC) n’est pas prêt à dire grand-chose.

« Les libéraux remercient Eva Nassif pour son travail de députée, et nous lui souhaitons du succès pour ses projets futurs », a écrit vendredi matin dans un courriel Braeden Caley, un porte-parole du PLC.

Mme Nassif n’a pas rappelé La Presse canadienne vendredi.

La circonscription de Vimy est un des comtés lavallois presque assurés pour le Parti libéral du Canada (PLC). En 2015, Mme Nassif avait récolté plus de 46 % des votes.

Le Parti conservateur, arrivé quatrième aux élections de 2015, présente cette fois une consultante en immigration, Rima El-Helou. Le Bloc québécois, qui avait fait à peine mieux il y a quatre ans, a déjà choisi sa candidate, Claire-Emmanuelle Beaulieu. Les néo-démocrates, qui avaient récolté 20 % du vote et obtenu la deuxième place en 2015, ont désigné leur candidat cette semaine : Vassif Aliev. Suzanne Brunelle est la candidate du Parti populaire du Canada (PPC), que dirige Maxime Bernier. Les verts n’ont pas encore choisi leur candidat.