Le premier ministre Justin Trudeau n’a pas sollicité de rencontre bilatérale avec le président chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20, selon ce qu’a indiqué mercredi une source gouvernementale canadienne.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Il est donc « peu probable » que les deux dirigeants aient un tête-à-tête au forum des grandes puissances mondiales qui se tient cette année à Osaka, au Japon, vendredi et samedi prochains.

Cette même source n’a pas voulu expliquer pour quelle raison une rencontre n’a pas été réclamée par les autorités canadiennes, alors que la relation entre Ottawa et Pékin est tendue à l’extrême.

D’ailleurs, en janvier dernier, le gouvernement chinois avait ignoré une demande d’entretien téléphonique formulée par Justin Trudeau, qui espérait échanger avec le premier ministre chinois Li Keqiang.

Le dernier rebondissement en lice est la suspension temporaire de l’importation de porc et de bœuf canadien en Chine, à la suite de la découverte de la production de faux certificats d’exportation de viande vers Pékin.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, ne devrait pas non plus s’entretenir en privé avec son homologue Wang Yi en sol japonais, selon nos informations.

En revanche, elle pourrait tenter d’initier une conversation avec lui s’ils se retrouvaient tous les deux dans une salle, et sa priorité serait de soulever ses préoccupations par rapport aux arrestations arbitraires des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

Au gouvernement canadien, on signale qu’on n’en est pas à l’imposition de mesures de représailles à la Chine, qui multiplie les coups d’éclat depuis l’arrestation de la directrice financière de Huawei à Vancouver, à la demande des États-Unis, en décembre dernier.