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PolySeSouvient salue la promesse du PLC d'interdire les armes de type militaire

Le ministre de la Sécurité frontalière et de... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a récemment dit au Globe and Mail que les libéraux interdiraient certaines armes de type militaire s'ils sont reportés au pouvoir en octobre.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Le groupe PolySeSouvient, qui milite pour un contrôle accru des armes à feu, a salué une promesse du Parti libéral du Canada (PLC) d'interdire les fusils de type militaire et de racheter ceux qui sont en circulation.

Dans une récente entrevue avec le quotidien The Globe and Mail, le ministre Bill Blair a indiqué que sa formation, si elle est reportée au pouvoir en octobre, interdira certaines armes de type militaire. Les fusils similaires se trouvant déjà en circulation seront quant à eux rachetés. Les troupes de Justin Trudeau renoncent toutefois à interdire les armes de poing, comme le réclament Montréal et Toronto, estimant que la mesure serait coûteuse sans enrayer le danger.

La promesse libérale a été applaudie par le groupe PolySeSouvient, formé par des survivants de la tuerie de Polytechnique, survenue en décembre 1989. « Depuis l'élection de M. Trudeau, on s'inquiétait. Il n'y a pas eu beaucoup d'action », déplore Nathalie Provost, porte-parole du groupe. Elle ajoute qu'à chaque nouvelle tuerie, « on pleure, mais on ne fait rien. C'est intéressant les larmes, mais les actions font plus de différence ».

Pour démontrer sa volonté à restreindre l'accès aux armes, le gouvernement devrait déjà interdire certains types avant même le scrutin, estime Nathalie Provost. Elle indique que le PLC avait fait campagne en 2015 en promettant d'améliorer les contrôles, mais que peu a été fait depuis.

Rachat nécessaire

PolySeSouvient voit d'un bon oeil le rachat des armes qui se trouveront interdites, mais qui sont actuellement en circulation. « Je crois qu'il n'a pas le choix d'aller jusque-là. Comme ces armes ont été achetées de bonne foi, avec les permis obtenus de bonne foi, si on décide de les retirer, il faut que le gouvernement fasse quelque chose », dit Mme Provost.

Quant à la décision de ne pas interdire unilatéralement les armes de poing, PolySeSouvient estime que l'interdiction des armes de type militaire est déjà un bon premier pas. « Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes avec les armes de poing, mais si au moins on peut commencer par interdire les armes d'assaut, qui sont impliquées dans la plupart des grandes tueries », dit Nathalie Provost.

Les villes comme Montréal et Toronto réclament l'interdiction des armes de poing, celles-ci étant impliquées dans la majorité des fusillades survenant sur leur territoire. Ottawa juge toutefois que la mesure serait inefficace, de nombreuses armes provenant du sud de la frontière.

Lois à moderniser

Au-delà d'interdire certaines armes de type militaire, PolySeSouvient estime que le Canada doit moderniser ses lois sur les armes à feu pour carrément interdire les « armes d'assaut ». Ce type d'armes n'est pas spécifiquement visé par la loi canadienne, qui balise plutôt les fusils en fonction du nombre de cartouches, de la longueur de leur canon et de leur puissance de feu.

« Notre législation atteint ses limites », dit Nathalie Provost. PolySeSouvient déplore qu'il soit ainsi facile pour les fabricants de modifier leurs armes de type militaire pour les rendre conformes. Or, les propriétaires peuvent faire des modifications pour leur redonner une performance similaire à leur pendant militaire.




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