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Les signes religieux portent un message, disent des enseignantes

« Les signes religieux [ont] une charge politique,... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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« Les signes religieux [ont] une charge politique, a affirmé Leila Bensalem. C'est un problème dans une classe. »

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Si la cigarette de Lucky Luke ou un homme-sandwich McDonald's transmettent des messages, les signes religieux le font aussi, ont dénoncé mercredi deux enseignantes invitées aux consultations du projet de loi 21 sur la laïcité de l'État.

Leila Bensalem, une enseignante de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), croit que le voile que portent certaines musulmanes « n'est pas un modèle à transmettre [aux] élèves. » 

De passage à Québec mercredi, Mme Bensalem était accompagnée de Nadia El-Mabrouk, professeure en informatique à l'Université de Montréal. Les deux femmes ont salué la volonté du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d'interdire le port de signes religieux aux employés de l'État en position d'autorité, incluant les enseignants. 

« Est-ce qu'il y a des données sur le fait que s'habiller en homme-sandwich McDonald's, ça fait en sorte que les gens mangent plus de hamburgers ? L'affichage, la publicité, [...] ça conditionne les personnes. Si on [en] n'était pas convaincu, [...] il n'y aurait pas de publicité », a affirmé Mme El-Mabrouk.

« Les signes religieux [ont] une charge politique, a pour sa part affirmé Mme Bensalem. C'est un problème dans une classe. » 

Tout comme Djemila Benhabib, mardi, l'enseignante montréalaise considère qu'une enseignante musulmane voilée qui refuserait de retirer son voile, une fois la loi adoptée, serait « intégriste ». 

Devant les parlementaires, elle s'est questionnée sur les états d'âme d'une petite fille iranienne dont la famille aurait fui son pays et qui se retrouverait devant une enseignante voilée. « Comment va-t-elle se sentir? », s'est inquiétée Mme Bensalem.

« [Et] des élèves palestiniens [...] qui ont fui les pratiques de l'État israélien [et] qui feraient face dans une classe à un enseignant qui porte la kippa, [voilà] qui les ramène à toutes ces choses qu'ils ont fuies », a-t-elle ajouté. 

Québec « cautionne l'exclusion »

Haroun Bouazzi, porte-parole de l'Association des Musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, croit pour sa part que le gouvernement Legault « cautionne l'exclusion » avec le projet de loi 21.

« Un gouvernement établit avec ses lois [...] ce qui est acceptable ou pas dans une société. Le message est clair ici qu'il est acceptable d'exclure des membres d'une minorité sans raison valable », a-t-il dénoncé mercredi lors de son allocution devant les parlementaires à Québec.

M. Bouazzi a mis au défi le ministre Simon Jolin-Barrette de ne pas appliquer une clause dérogatoire à sa loi et de la laisser être contestée devant les tribunaux. 

Plus tard en journée, mercredi, le sociologue Gérard Bouchard témoignera à son tour aux consultations particulières du projet de loi 21. Mardi, son ancien collègue, le philosophe Charles Taylor, a affirmé que le gouvernement Legault semait actuellement la division.




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