(Richmond) L’ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a déclaré qu’elle croyait que les libéraux fédéraux avaient décidé de faire de la gestion de crises en ce qui concerne la situation des autochtones plutôt que de faire le dur travail de réconciliation.

La Presse canadienne

Dans un discours prononcé mercredi devant le Conseil de justice des Premières nations en Colombie-Britannique, Mme Wilson-Raybould a accusé ses anciens collègues de ne pas respecter les grands engagements pris par le premier ministre Justin Trudeau en matière de réconciliation.

Elle a indiqué que le gouvernement semble vouloir faire des changements graduels et limités plutôt que de transformer les lois et les politiques afin de résoudre les injustices qui existent depuis des générations.

Jody Wilson-Raybould a déclaré qu’elle avait dû faire face à des obstacles et à de la résistance au sein du gouvernement fédéral lorsqu’elle avait émis une directive sur la manière dont les avocats de la Couronne devaient traiter les affaires civiles impliquant les peuples autochtones.

Cette directive était l’une de ses dernières actions en tant que ministre de la Justice et procureure générale avant qu’elle ne soit renvoyée au portefeuille des affaires des anciens combattants en janvier et finalement retirée du caucus libéral à la suite du scandale SNC-Lavalin.

Jody Wilson-Raybould a indiqué qu’il existait encore des peurs au sein de « l’establishment » d’Ottawa, et que certains craignaient que de modifier l’approche pour résoudre les litiges civils et les revendications de territoires, représentait une erreur coûteuse.