Des dizaines de fonctionnaires fédéraux frustrés attendaient Justin Trudeau de pied ferme à Sherbrooke, mercredi, pour dénoncer leurs problèmes de paie persistants.

Publié le 16 janv. 2019
MYLÈNE CRÊTE LA PRESSE CANADIENNE

Le premier ministre a accepté de rencontrer leur vice-président syndical à son arrivée dans la ville québécoise où se tient la retraite de son cabinet.

Yvon Barrière, qui représente les membres québécois de l'Alliance de la fonction publique du Canada, a formulé trois demandes lors de leur bref entretien: la tenue d'une commission d'enquête indépendante sur les ratés du système de paie Phénix, une indemnisation pour les fonctionnaires touchés et que l'embauche des agents de rémunération soit à nouveau décentralisée.

Il a également demandé une plus grande ouverture de la part de la nouvelle présidente du Conseil du Trésor, Jane Philpott, dans les négociations pour la convention collective de ses membres qui est échue.

M. Barrière a affirmé avoir été entendu par le premier ministre.

Le système informatique Phénix devait générer des économies annuelles de 70 millions après sa mise en oeuvre en 2015. Il a plutôt coûté centaines de millions de dollars au gouvernement fédéral lorsqu'on a mis à pied les agents de rémunération à l'emploi de chaque ministère pour centraliser le service de paie.

Quelque 245 000 problèmes liés à la paie sont toujours en attente d'être réglés. Certains fonctionnaires n'ont pas reçu leur paie pendant des mois, d'autres ont reçu des trop-payés.