(Québec) Gertrude Bourdon dit avoir « changé » et elle a bon espoir qu’elle saura cette fois « gagner le coeur » des électeurs de Jean-Talon.

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

Le Parti libéral a confirmé le secret le moins bien gardé de la capitale, mardi, en dévoilant que l’ancienne gestionnaire d’hôpital portera ses couleurs dans l’élection partielle du 2 décembre.

« J’ai changé, j’ai appris », a dit Mme Bourdon.

Ce sera sa deuxième tentative de se faire élire sous la bannière libérale. Elle a mordu la poussière dans Jean-Lesage, l’an dernier, au terme d’une campagne difficile. Elle a maintes fois été critiquée pour avoir eu des discussions très avancées avec la Coalition avenir Québec.

« On m’a taxé de toutes sortes de qualificatifs », a-t-elle convenu.

Au cours de la conférence de presse, elle a cherché à mettre en valeur son passé d’infirmière et de gestionnaire d’hôpital. Une carrière qui l’a fréquemment mise en contact avec la population et qui a été reléguée à l’arrière-plan lors de sa première expérience politique.

« J’ai eu une belle année pour réfléchir à comment j’avais vécu ça, a dit Mme Bourdon. Et la leçon que j’ai tirée, c’est que je n’ai pas su m’adresser au cœur des électeurs, m’adresser à eux, comme personnes, comme citoyens, comme électeurs. »

La plupart des députés du Parti libéral étaient présents dans le local électoral pour appuyer la candidate.

Depuis sa création en 1966, la circonscription de Jean-Talon a toujours été représentée par le Parti libéral. Sébastien Proulx avait réussi à la conserver lors de l’élection générale l’an dernier, mais il a démissionné pour accepter un poste chez Desjardins.

L’élection partielle est cruciale pour le PLQ, puisque Jean-Talon est son seul siège à l’Est de Montréal.

Joëlle Boutin briguera les suffrages sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Elle avait perdu par 1300 votes face à Sébastien Proulx il y a un an. Sylvain Barrette portera les couleurs du Parti québécois.