(Québec) Le gouvernement Legault veut interdire la vente de «space cakes» et de tout autre dessert contenant du cannabis dans les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, a proposé un règlement qui impose des balises strictes à la commercialisation des produits du cannabis comestibles.

La vente de marijuana et d’huile est légale depuis neuf mois au Canada. Mais les produits dérivés comme les friandises, boissons, crèmes pour la peau et le haschich sont toujours illégaux jusqu’en octobre. Ottawa s’attend à ce que ces produits apparaissent graduellement sur le marché à compter de décembre.

Le gouvernement Legault n’a jamais caché sa réticence face à la légalisation de la substance. Il a promis d’imposer des balises à ce nouveau marché.

Protéger les enfants

C’est précisément ce que fait le ministre Carmant dans le projet de règlement publié mercredi. Il dit vouloir empêcher la vente de produits susceptibles de plaire aux enfants, notamment pour réduire les risques d’intoxication involontaire.

«Cela nous permettra également de réduire l’initiation et la consommation de produits de cannabis en général, a dit le ministre dans un communiqué. C’est un cadre responsable qui limitera l’attractivité de cette substance chez les jeunes.»

Le projet de règlement a toutefois une portée beaucoup plus large, a-t-on confirmé à La Presse. En ciblant toute forme de «dessert», Québec se trouvera à interdire la vente de gâteaux, biscuits et autres pâtisseries, communément appelés «space cakes».

Quant au cannabis à usage topique, il restera interdit.

Québec n’empêchera pas les citoyens de cuisiner eux-mêmes des aliments contenant du cannabis. Mais il sera interdit pour des entreprises d’en vendre. Par exemple, un restaurant ne pourra proposer un plat contenant la substance sur sa carte.