(Ottawa) L’administration de Donald Trump déploiera tous les efforts nécessaires pour s’assurer que le Congrès américain ratifie la nouvelle mouture de l’Accord de libre-échange nord-américain avant la fin de l’été.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

C’est du moins l’engagement formel qu’a pris jeudi le vice-président des États-Unis, Mike Pence, durant sa visite officielle de quelques heures à Ottawa où il a rencontré le premier ministre Justin Trudeau afin de faire le point sur les relations commerciales entre les deux pays.

Soutenant que la conclusion de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) marque une nouvelle ère dans les relations commerciales entre deux partenaires et alliés de longue date, M. Pence a affirmé que l’administration Trump multiplie déjà les rencontres à Washington avec les représentants démocrates afin de leur démontrer les avantages de ce nouvel accord.

Majoritaires à la Chambre des représentants depuis les élections de mi-mandat de novembre dernier, les démocrates exigent des changements à l’ACEUM, notamment des modifications aux clauses qui touchent les droits des travailleurs et la protection de l’environnement.

«L’heure est maintenant venue pour le Congrès d’agir», a affirmé M. Pence durant une conférence de presse conjointe avec le premier ministre Justin Trudeau, tout en vantant les mérites de cette nouvelle entente.

M. Pence a affirmé que l’ACEUM est nettement supérieur à l’accord qu’il doit remplacer et a soutenu qu’il entraînera des retombées économiques importantes non seulement aux États-Unis, mais également au Canada et au Mexique dès son entrée en vigueur.

Le vice-président américain a d’ailleurs salué la démarche du gouvernement Trudeau visant à ratifier cet accord à la Chambre des communes. Le premier ministre Justin Trudeau a lui-même déposé un projet de loi à cette fin mercredi, moins de 24 heures avant le début de la visite officielle de M. Pence, la toute première de sa part depuis qu’il occupe les fonctions de vice-président des États-Unis.

M. Pence a profité de son passage à Ottawa afin de réitérer la demande des États-Unis pour que la Chine libère les deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, qui sont détenus depuis que les autorités canadiennes ont procédé à l’arrestation de Meng Wanzhou, une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, à Vancouver, l’an dernier, à la demande des États-Unis.

La justice américaine accuse Huawei et sa directrice financière de fraude et d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran. Les autorités américaines réclament son extradition aux États-Unis.