(Québec) Le gouvernement Legault doit « se mettre le nez » dans la gestion des enquêtes en déontologie de l’Ordre des ingénieurs (OIQ), a affirmé Québec solidaire mercredi.

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

Le député solidaire Vincent Marissal a jugé « inquiétant » que l’ordre professionnel ait fermé en un an 250 dossiers d’enquête disciplinaires sur la corruption, la collusion et le financement politique, tel que l’a révélé La Presse.

« Visiblement, il y a des problèmes de gestion d’arrérages d’enquêtes, a noté M. Marissal. Je pense que la ministre responsable doit se mettre le nez là-dedans, doit poser des questions, doit revoir la façon de fonctionner et d’abord demander à l’OIQ ce qui s’est passé. »

Selon lui, l’Ordre doit aller au bout des centaines d’enquêtes ouvertes dans la foulée des scandales qui ont ébranlé le monde de la construction et du génie-conseil, et qui ont mené à la commission Charbonneau.

« On n’a jamais résolu la moindre enquête au Québec ou ailleurs en passant des documents dans la déchiqueteuse », a déploré M. Marissal.

L’OIQ a été mis en tutelle par le gouvernement Couillard en 2016. L’actuelle ministre de la Justice, Sonia LeBel, a levé cette mesure exceptionnelle en février.

Mme LeBel, qui a été procureure à la commission Charbonneau, a assuré qu’elle était bien au fait du nombre élevé de fermetures d’enquêtes à l’OIQ au moment de lever la tutelle. Elle a assuré mercredi que l’organisme a opéré une « remise à niveau exceptionnelle » de ses façons de faire.

« Des gens de l’externe sont arrivés pour aider l’OIQ à se remettre sur pied, a-t-elle expliqué. Alors je suis tout à fait confiante que les décisions appropriées ont été prises. »