(Québec) Conscient du mécontentement des partis d’opposition, le premier ministre François Legault a passé un coup de fil aux trois chefs des partis d’opposition mardi matin pour assurer que le gouvernement avait reçu le message, a appris La Presse. On veut couper court au dérapage révélé ce matin et assurer que tous les partis seront présents au lancement de la commission qui, lors de son annonce, devait transcender les lignes partisanes.

Denis Lessard Denis Lessard
La Presse

Le gouvernement « est en mode rattrapage », constate-t-on du côté de l’opposition. Le choix du deuxième vice-président sera discuté au préalable plutôt qu’imposé par le gouvernement, comme l’ont été Régine Laurent et André Lebon, indique-t-on. D’autres sources indiquent que François Legault a accepté d’être plus précis sur les ressources dont disposeront les députés qui participeront à l’exercice, susceptible de s’étendre sur 18 mois.

Le mandat de la commission que présidera l’ex-infirmière Régine Laurent retiendra le principe de « l’analyse différenciée selon le sexe », une demande expresse de Québec solidaire, a-t-on appris.

En point de presse mardi matin, la chef de QS, Manon Massé, reconnaissait la bisbille apparue jusqu’ici autour de l’exercice. « C’est mal parti », a-t-elle résumé, soulignant l’importance pour QS de voir l’Assemblée nationale fournir les ressources nécessaires pour des employés de recherche. « C’est ce qui nous déçoit. On suggère des choses pour le mandat et quand cela revient, ce n’est pas intégré », dira de son côté la libérale Hélène David. Mis de côté dans cette opération, le ministre délégué aux Services sociaux Lionel Carmant répétait que cette commission était « la prérogative du gouvernement ».