Ken Pereira sera candidat aux élections fédérales pour le Parti populaire du Canada (PPC), la nouvelle formation politique dirigée par Maxime Bernier.

Jean Philippe Angers
La Presse canadienne

M. Pereira a confirmé la nouvelle à La Presse canadienne, lundi, et une annonce officielle doit être faite, mardi, dans la région de Québec.

L’ex-syndicaliste a salué en entrevue le « courage » de Maxime Bernier, « un politicien de carrière qui prend une chance avec une nouvelle vision en quittant les conservateurs ».

Il a dit se retrouver dans « certaines valeurs » du PPC, et a dit vouloir défendre « l’intérêt des Québécois et des Canadiens, et en particulier la classe moyenne qui a été délaissée pendant des années ».

« L’éducation s’en va nulle part. Si t’envoies pas tes enfants à l’école privée, ou tes amis ou ta famille à une clinique privée, t’es jamais bien servi », a affirmé Ken Pereira, disant vouloir une « meilleure vision » pour le système public.

Le chef libéral Justin Trudeau martèle qu’il travaille pour la classe moyenne. Comment serait-elle mieux servie avec Ken Pereira et le PPC ?

« Tout le monde est là pour la classe moyenne, mais le résultat est tout autre. […] Qui représente dans les partis, la classe moyenne, vous allez voir, c’est rarement quelqu’un qui vient directement de la classe moyenne, c’est toujours un élite », a-t-il fait valoir.

« On essaye, pour des raisons écologiques, de dire… Nos énergies, nos pipelines, tout est poussé de côté, et qui paye là-dedans, c’est toujours la classe moyenne », a-t-il ajouté.

Le mécanicien industriel a dit aussi vouloir travailler pour la protection des « sonneurs d’alerte ».

En 2013, Ken Pereira avait retenu l’attention avec ses révélations à la commission Charbonneau sur la direction de la FTQ-Construction et les gens qui entouraient son ex-directeur général, Jocelyn Dupuis, et son ex-président, Jean Lavallée.

« Chaque personne peut faire une différence », a affirmé Ken Pereira lorsque questionné sur le fait que le Parti populaire en est encore à ses balbutiements. « Tout le monde me disait que j’allais me faire écraser, pis la vérité a sorti. Chaque individu peut faire une différence, et moi je pense qu’avec Maxime Bernier et son véhicule, on va pouvoir avancer. »