(Québec) Québec solidaire (QS) craint que les directions de la protection de la jeunesse (DPJ) vivent une « hémorragie de personnel catastrophique » si Québec va de l’avant en fusionnant leurs listes d’anciennetés avec celles du réseau de la santé.  

Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

« Si on [n’annule pas cette fusion], avec les conditions invivables [et] la pression que vivent les employés de la DPJ, il pourrait y avoir une hémorragie de personnel qui aggraverait encore plus le cas [des] listes d’attente et qui pourrait réduire encore plus la capacité de la DPJ à répondre à la demande, [ce qui] pourrait amener d’autres drames », a dit Sol Zanetti, jeudi.  

Selon lui, les piètres conditions de travail que vivrait le personnel dans les DPJ au Québec pourraient mener certains professionnels à vouloir être transférés, ne perdant plus comme avant leurs années de service si les listes d’ancienneté sont fusionnées avec le reste du réseau de la santé.  

Lors de la période des questions, jeudi, le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, a répondu qu’il était au courant de cette fusion, prévue dans la loi 10 sur la gouvernance en santé adoptée lors du précédent gouvernement libéral, et qu’il était « en train de consolider les équipes » des DPJ.  

« Il y a un problème de main-d’œuvre, mais le problème de main-d’œuvre est […] dans le fait que plusieurs de nos intervenants à la protection de la jeunesse sont en congé de maladie. Il faut vraiment d’abord consolider les équipes pour leur permettre de travailler comme il faut », a-t-il affirmé sans toutefois préciser s’il comptait mettre un frein sur la fusion des listes.