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Andrew Scheer n'aime pas le terme «énergie sale»

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Le chef conservateur Andrew Scheer

Photo Adrian Wyld, archives La Presse canadienne

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MÉLANIE MARQUIS
La Presse canadienne
Ottawa

Le chef conservateur Andrew Scheer est en désaccord avec le premier ministre François Legault : le pétrole de l'Ouest n'est pas sale. L'or noir des sables bitumineux est extrait avec « des standards environnementaux très élevés », et la « vraie énergie sale vient d'Arabie saoudite ».

Il a ainsi ajouté, bien que timidement, son grain de sel à la guerre de mots qui a récemment éclaté entre la première ministre albertaine Rachel Notley et son homologue au Québec. Et selon lui, les Québécois voient les choses de la même manière.

Car ils préfèrent s'approvisionner en pétrole canadien plutôt que d'acheter celui « des États-Unis, du Venezuela ou de l'Arabie saoudite ». C'est pourquoi s'il est élu premier ministre, il voudrait discuter avec François Legault de l'idée « de vendre l'énergie de l'Ouest dans les marchés de l'Est ».

« C'est mieux d'avoir des emplois ici au Canada, le pétrole qui est développé de manière très, très efficace, avec les standards environnementaux très élevés. Et c'est mieux de l'envoyer par oléoduc que par chemin de fer », a-t-il plaidé lundi.

« J'ai vu le développement du secteur pétrolier dans l'ouest du Canada. Ils ont amélioré leur impact sur l'environnement d'une manière incroyable », a-t-il ajouté au cours d'une entrevue de fin d'année avec La Presse canadienne.

Le chef de l'opposition, selon qui le Canada doit être « autosuffisant en matière d'énergie », a tenu ces propos lorsqu'on lui a demandé s'il voudrait ressusciter le projet d'oléoduc Énergie Est - une proposition à laquelle le premier ministre du Québec a opposé une fin de non-recevoir.

Et François Legault l'a fait de façon tonitruante, en affirmant il y a un peu plus d'une semaine, après une rencontre des premiers ministres, qu'il n'était « pas du tout gêné de refuser de l'énergie sale » alors que le Québec « offre de l'énergie propre ».

Invité à se prononcer sur le qualificatif entourant la malpropreté du pétrole albertain, Andrew Scheer n'y a pas réagi directement. « La vraie énergie sale vient d'Arabie saoudite », a-t-il offert -, et ce, même si le Québec importe principalement du pétrole canadien et américain.

La déclaration du premier ministre caquiste, en tout cas, a bien mal passé en Alberta : Rachel Notley l'a accusé de faire preuve d'hypocrisie, et l'ancien chef du Parti Wildrose à la législature albertaine, Brian Jean, a appelé à un boycottage des produits du Québec.




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