Le trésorier de la branche québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) vient d'être épinglé pour «manoeuvres électorales frauduleuses» au niveau municipal par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Mis à jour le 18 avr. 2016
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Jean-François Lalonde est accusé d'avoir dépassé le maximum de dépenses permises dans sa propre campagne pour devenir conseiller de ville à Saguenay, en 2013.  

Le DGEQ lui réclame plus de 5000$ en amende et veut lui faire perdre ses droits démocratiques pour cinq ans, dont celui d'effectuer du travail partisan ou même de voter.

M. Lalonde promet de se retirer de ses fonctions, qu'il occupe depuis près de deux ans.

En entrevue téléphonique, il a rapporté avoir appris dans les médias l'existence d'un constat d'infraction contre lui. Le DGEQ «dit que certaines dépenses n'étaient pas reconnues et nous on les croyait reconnues», a-t-il dit. «S'il y a faute, elle a été commise de bonne foi. Je suis très surpris des accusations de fraude.»

«Je vais démissionner [du PLC-Québec], parce que je ne veux pas salir la réputation du parti. Ça ne concerne pas le parti», a-t-il ajouté.

Selon Linda Julien, présidente du PLC-Québec, M. Lalonde n'est plus actif «depuis la semaine passée parce qu'il n'avait pas complété ses tâches et ses rapports pour une réunion du conseil.» Même à ce moment, «on n'était pas au courant» de l'émission d'un constat d'infraction envers lui, a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique.

Mme Julien ne s'inquiète pas pour la probité de la comptabilité de son organisation. «Nos finances sont centralisées et vérifiées à Ottawa», a-t-elle dit. «On n'a même pas de compte de banque au provincial. Il n'y pas de possibilité de détournement de fonds.»

En 2013, Jean-François Lalonde était arrivé troisième dans la course pour devenir conseiller municipal du district 14, à Chicoutimi. Il était son propre agent officiel.