Réforme de la sécurité ferroviaire: pas avant un an, prévient un élu américain

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Selon Bill Owens, représentant de l'État de New York au Congrès, le déraillement de Lac-Mégantic en juillet dernier a contribué à sensibiliser les décideurs américains aux problèmes de sécurité sur les rails.

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Tragédie à Lac-Mégantic

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Tragédie à Lac-Mégantic

Un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a explosé à Lac-Mégantic, le 6 juillet, faisant plusieurs morts et rasant la quasi-totalité du centre-ville historique de cette municipalité. »

(OTTAWA) La tragédie de Lac-Mégantic a contribué à faire de la sécurité ferroviaire un enjeu important à Washington, affirme un représentant de l'État de New York au Congrès, Bill Owens. Mais, dans un scénario optimiste, il faudra au moins un an avant que le gouvernement américain adopte des réformes, dit-il en entrevue à La Presse.

Établi à Plattsburgh, à 100 km de Montréal, M. Owens a écrit à deux agences responsables du transport, cette semaine, les pressant de réformer les règles qui régissent les chemins de fer. La démarche de ce démocrate a été appuyée par un collègue républicain, Kevin Cramer, un élu du Dakota-du-Nord.

Selon M. Owens, le déraillement de Lac-Mégantic, qui a fait 47 morts en juillet dernier, a contribué à sensibiliser les décideurs américains sur les problèmes de sécurité sur les rails.

«Cette tragédie, couplée à plusieurs incidents qui ont eu lieu ici aux États-Unis, a vraiment rehaussé le débat, dit M. Owens. Les gens sont maintenant préoccupés par la sécurité des trains lorsqu'ils transportent du pétrole et du gaz.»

Au Canada, le gouvernement Harper a adopté une série de mesures pour serrer la vis aux compagnies ferroviaires depuis l'été. Vendredi, il a rendu obligatoires des normes volontaires adoptées par l'industrie en 2011 pour la construction de wagons-citernes DOT-111, un modèle connu pour ses déficiences sécuritaires.

Collaboration

Mais la plupart des observateurs conviennent qu'Ottawa et Washington doivent travailler en cadence dans ce dossier, considérant l'importance du commerce ferroviaire entre les deux pays. La ministre des Transports, Lisa Raitt, dit travailler de près avec les autorités américaines pour réviser les normes existantes.

Or, même dans un scénario idéal, des réformes ne seront pas mises en place avant au moins un an à Washington, indique le représentant Owens.

«La seule manière de faire avancer ce dossier plus vite, c'est s'il y a une réponse importante du public, dit-il. Cela va venir des communautés qui sont traversées par des chemins de fer. Après avoir vu plusieurs incidents au cours des derniers mois, on pourrait très bien voir ce type de réponse.»

Le représentant estime qu'il est trop tôt pour se prononcer sur des mesures précises visant à améliorer le transport des matières dangereuses. Il souhaite que la Federal Railroad Administration (FRA) et la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (PHMSA) soumettent des recommandations aux élus.

Le débat sur la sécurité des chemins de fer survient alors que les États-Unis connaissent un véritable boom pétrolier grâce à l'exploitation des schistes de Bakken, dans le Dakota-du-Nord. Cet État produit chaque jour près de 1 million de barils de pétrole mais, faute de pipelines, les deux tiers du brut sont transportés par train.

Le train de Lac-Mégantic transportait du pétrole de schiste provenant de cette région. Plusieurs rapports soulèvent la possibilité que ce brut léger soit plus volatil que le pétrole traditionnel, notamment en raison de sa forte teneur en gaz.




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