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Pas d'expérience électronique cette année

Montréal a testé les machines à voter lors... (Photo: La Presse)

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Montréal a testé les machines à voter lors des élections municipales de 2005. Dans l'ensemble, ce fut un désastre.

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La Presse

(Karim Benessaieh) Le flop des élections municipales de 2005, où on avait expérimenté à grande échelle le vote électronique, est encore frais à la mémoire du DGE. Cette année, il n'y aura pas de projet pilote, pas de nouveau gadget pour voter.
« On y va avec le bon vieux système à la main qui a fait ses preuves au cours des années, on lui fait confiance », explique le porte-parole Pascal Tremblay.

Le gouvernement Charest a d'ailleurs imposé un moratoire pour les prochaines élections municipales prévues en 2009 : là aussi, pas question de revenir avec le vote électronique.

Le commun des mortels ignore en général comment se déroule le « bon vieux système » de dépouillement. Chaque bureau de vote (anciennement appelé « pôle de votation » sous l'influence de l'anglais) a son urne, son scrutateur, son secrétaire de bureau de vote et son préposé à la liste électorale. Selon la convention, le scrutateur est proposé par le parti qui a obtenu le plus de votes à la dernière élection dans la circonscription. Le secrétaire de bureau est choisi en priorité par le deuxième parti et, fait nouveau depuis la montée de l'ADQ, le préposé provient de la liste du troisième parti.

« C'est le principe de base, précise M. Tremblay. Il arrive souvent que les partis n'ont pas assez de personnes sur leur liste. Le directeur de scrutin doit alors embaucher celles qui manquent. »

Avant d'ouvrir son urne, le secrétaire de bureau de vote inscrit le nombre d'électeurs qui ont voté, le nombre de bulletins de vote détériorés, annulés ou qui n'ont pas servi, le nom des personnes présentes.

Le scrutateur ouvre l'urne en présence du secrétaire et du préposé. On tire de l'urne les bulletins un à un et on permet à tous les employés du bureau de vote de les examiner. Les voix sont compilées sur une feuille fournie par le directeur de scrutin.

Le scrutateur déclare valide tout bulletin marqué dans un cercle en face des prénom et nom des candidats. Il a neuf raisons de rejeter un bulletin, notamment quand on a marqué plusieurs cercles, qu'on a utilisé un autre crayon que celui fourni par le scrutateur, qu'on a inscrit des injures ou des remarques fantaisistes, ou que le bulletin ne porte pas les initiales du scrutateur. Aucun bulletin ne doit être rejeté pour le seul motif que la marque dépasse le cercle ou que le cercle n'est pas complètement rempli, ou parce qu'on a omis d'en enlever le talon. Dans ce cas, le scrutateur détache le talon et le détruit.

Le secrétaire et le préposé peuvent contester ses décisions. Le scrutateur en prend note, rend sa décision et consigne le tout dans le registre du scrutin.

Après avoir compilé tous les bulletins, le scrutateur range dans des enveloppes distinctes les bulletins attribués à un même candidat, les bulletins rejetés et ceux qui n'ont pas été utilisés. Les personnes présentes y apposent leurs initiales. Les enveloppes sont placées dans l'urne, on la scelle, on remet les initiales sur les scellés et l'urne est confiée au directeur du scrutin. Les représentants des partis reçoivent un exemplaire du relevé du dépouillement. Et contestent généralement les résultats de l'élection si l'écart entre le gagnant et le second est inférieur au nombre de bulletins rejetés.




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