Afin d’aider à lutter contre les incendies de forêt dévastateurs, 40 pompiers forestiers de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) sont arrivés lundi en Colombie-Britannique.

Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse
La Presse Canadienne

À 3 h 45, l’équipe de pompiers forestiers a quitté la province pour se rendre dans l’Ouest canadien. Un représentant d’agence, un officier à la sécurité et trois responsables de l’équipe de frappe faisaient également partie de l’équipe, a indiqué Audrey Marcoux, agente à la prévention et aux communications à la SOPFEU.

L’équipe sera en renfort pour une durée de 14 jours. Ses tâches seront déterminées à son arrivée. « On est dans une période plus tranquille au Québec. On a eu un gros mois de juin, avec du temps sec, mais ça s’est calmé. C’est pour ça qu’on est capables d’envoyer les équipes », indique Mme Marcoux.

Le service contre les incendies de forêt indique que 199 incendies de forêt actifs brûlent actuellement en Colombie-Britannique, dont au moins 40 ont éclaté le week-end dernier.

« Ce n’est pas tous des feux de très grande dimension, mais ça en fait beaucoup à surveiller et à combattre pour les effectifs qu’ils ont », a indiqué Steve Boily, météorologue à Environnement Canada.

Ils se situent principalement dans la région de Kamloops, de Cariboo et de Prince George, dans l’est de la province. Parmi ceux-ci, 11 incendies de forêt de grande ampleur font rage.

PHOTO FOURNIE PAR L’OBSERVATOIRE TERRESTRE DE LA NASA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Photo satellitaire de l’incendie de McKay Creek prise le 30 juin, quelques heures avant que les autorités demandent d’évacuer la ville de Lytton.

L’un d’entre eux a carbonisé 224 kilomètres carrés dans la région de Pavilion, au nord de Lillooet, tandis que les flammes ont brûlé au moins 363 kilomètres carrés autour du lac Sparks, à environ 15 kilomètres au nord de Kamloops. Un troisième feu a fait des ravages sur au moins 76 kilomètres carrés à Lytton, mais n’a pas augmenté de manière significative depuis dimanche.

Des ordres d’évacuation sont en place. Des centaines de personnes ont été forcées de quitter leur domicile, et des alertes d’évacuation ont été déclenchées pour des centaines d’autres.

D’autres provinces en renfort

Des équipes de pompiers du Nouveau-Brunswick sont également arrivées en Colombie-Britannique lundi. Le BC Wildfire Service affirme que près de 100 membres hors de la province doivent passer les contrôles de sécurité liés à la COVID-19 avant d’être envoyés sur le terrain.

« En réponse aux incendies de forêt dévastateurs, nous avons approuvé une demande d’assistance pour la province de la Colombie-Britannique. Les [Forces armées canadiennes] fourniront un soutien aérien pour aider les régions touchées par les incendies de forêt jusqu’au 19 juillet », a indiqué dimanche le ministre de la Sécurité publique du Canada, Bill Blair.

Les ressources des Forces armées canadiennes seront mises à disposition pour assurer le transport aérien du personnel, des fournitures et de l’équipement, et pour soutenir une évacuation dans une situation d’urgence si nécessaire.

Un organisme sans but lucratif qui coordonne l’aide et les ressources interprovinciales prévient que des jours plus difficiles s’annoncent en Colombie-Britannique. « On s’attend à ce que plusieurs incendies se déclarent chaque jour au cours des [trois] prochains jours », a affirmé le Centre interservices des incendies de forêt du Canada dans son rapport publié dimanche.

La vague de chaleur a quitté la province

Environnement Canada maintient des avertissements de chaleur pour plusieurs régions de la Colombie-Britannique, y compris les zones où bon nombre des incendies de forêt les plus menaçants continuent de brûler. La chaleur extrême s’est toutefois dissipée.

« L’anticyclone en altitude qui était stationnaire et qui bloquait la circulation autour de lui, basé entre la Colombie-Britannique et l’Alberta, s’est déplacé, explique M. Boily. Il fait encore très chaud dans le centre, mais ce ne sont pas les températures records qu’on a eues la semaine dernière. »

Des maximums diurnes de 35 °C et des minimums nocturnes tombant à peine en dessous de 20 °C augmentent le risque d’incendies de forêt en raison des conditions de sécheresse, selon le bureau météorologique.

Les conditions de lundi étaient propices à la formation d’orages pour de nombreuses régions.