(Vancouver) Le NPD de John Horgan a été récompensé par les électeurs pour sa gestion de la pandémie de COVID-19 en décrochant un nouveau mandat en Colombie-Britannique.

La Presse Canadienne

Avec plus de 25 % des bulletins dépouillés, le NPD était en avance ou élu dans 47 des 87 circonscriptions de la province.

Le principal adversaire du NPD, le Parti libéral, était élu ou en avance dans 35 circonscriptions. En troisième place, le Parti vert menait ou était élu dans quatre circonscriptions.

Il n’était toutefois pas encore possible de confirmer si John Horgan avait remporté son pari de décrocher une majorité. Le premier ministre, qui était à la tête d’un gouvernement minoritaire, avait déclenché des élections anticipées dans le but d’obtenir une majorité de sièges.

M. Horgan soutenait que la province avait besoin d’une majorité au parlement afin de pouvoir faire face plus efficacement aux incertitudes liées au nouveau coronavirus.

Elections BC avait indiqué, en début de soirée, que près d’un demi-million de bulletins de vote par correspondance ont été reçus alors que les électeurs tentaient d’éviter de se rendre aux urnes en raison de la pandémie de COVID-19.

L’organisme qui supervise les élections provinciales a fait savoir que 724 279 demandes pour obtenir un bulletin de vote par correspondance avaient été formulées. En date de vendredi soir, près de 498 000 bulletins avaient été renvoyés par des électeurs. Ceux-ci avaient jusqu’à la fermeture des bureaux de vote, samedi, pour poster leur bulletin de vote.

Ce délai dans la réception du vote par correspondance pourrait retarder l’annonce des résultats puisque le dépouillement va s’étirer sur plusieurs jours.

Des responsables d’Elections BC espéraient pouvoir le faire d’ici le 16 novembre, mais cet échéancier demeure incertain. La Colombie-Britannique compte près de 3,5 millions d’électeurs inscrits habiles à voter.

L’appel aux élections anticipées a été fortement critiqué par son adversaire libéral Andrew Wilkinson et la chef du Parti vert, Sonia Furstenau. Ils estiment que le moment était bien mal choisi pour tenir des élections provinciales tandis que la population avait besoin de stabilité durant la crise sanitaire.

Avant la dissolution de l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, les néo-démocrates et les libéraux détenaient 41 sièges chacun et les Verts occupaient deux sièges. Il y avait deux députés indépendants et un siège était vacant.

Lorsqu’il a déclenché les élections le 21 septembre dernier, M. Horgan affirmait qu’il demandait ainsi à la population de lui accorder un nouveau mandat fort en raison de la pandémie à laquelle il faudra faire face pour encore un an, voire plus longtemps.

« On peut retarder la décision et créer de l’incertitude pour les 12 prochains mois ou demander aux Britanno-Colombiens ce qu’ils veulent », a-t-il déclaré.

La campagne électorale a été marquée par les promesses d’offrir des services de garde abordables et des améliorations aux soins de longue durée, en plus de différentes façons de relancer l’économie.

En raison des contraintes liées à la pandémie de COVID-19, l’essentiel de la campagne électorale s’est déroulé sur le web. Les rassemblements partisans traditionnels étaient notamment remplacés par des rendez-vous virtuels.

« La partie la plus difficile de la campagne était la distance qu’il fallait observer avec les gens », a reconnu le chef libéral Andrew Wilkinson dans une entrevue récente.

« On a cependant connu du succès avec des rassemblements en voiture, où les gens pouvaient nous faire part de leur appui en klaxonnant, mais ce n’est pas pareil », a-t-il affirmé.

La plateforme du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Colombie-Britannique reposait essentiellement sur les réalisations de son gouvernement et la promesse de poursuivre ce qui a été amorcé, ce qui inclut plus de services de garde à 10 $ par jour, un gel des loyers en 2021 et la promesse d’un remboursement de 1000 $ pour les ménages ayant un revenu annuel de moins de 125 000 $.

Les libéraux proposaient plutôt de suspendre l’application de la taxe de vente provinciale pour un an et d’éliminer l’impôt sur le revenu des petites entreprises pour les aider à traverser la crise provoquée par la pandémie.

Quant à la nouvelle chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, Sonia Furstenau, cette dernière a incité les électeurs à ne pas accorder de majorité à un seul parti. Durant sa campagne, Mme Furstenau a souligné l’influence de son parti sur un gouvernement minoritaire, notamment sur le plan du gouvernement pour une transition vers de l’énergie renouvelable.