(Fredericton) Le Nouveau-Brunswick affirme qu’il « examine sérieusement » d’assouplir certaines restrictions de voyage qui permettraient à certains résidents du Québec vivant près de sa frontière de visiter la province sans avoir à s’isoler pendant 14 jours.

La Presse canadienne

Il y a un fort sentiment d’appartenance entre ces résidents du Québec et ceux des régions de Campbellton et d’Edmundston au Nouveau-Brunswick, a souligné le premier ministre Blaine Higgs dans un communiqué vendredi.

« Nous travaillons à déterminer s’il est envisageable d’assouplir nos restrictions frontalières pour réunir ces communautés, tout en continuant d’assurer la sécurité des résidents du Nouveau-Brunswick », peut-on y lire.

M. Higgs affirme que le ministère de la Santé compilera des données sur les cas de COVID-19 et recueillera des conseils de santé publique avant de présenter des recommandations la semaine prochaine.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a pour sa part déclaré vendredi que les résidents du Québec devront continuer de s’isoler s’ils entrent dans sa province, même si le Nouveau-Brunswick et le Québec en viennent à un accord.

« Quiconque viendrait au Nouveau-Brunswick en provenance du Québec, de la Gaspésie, aurait accès au Nouveau-Brunswick, mais pas à la Nouvelle-Écosse », a maintenu Stephen McNeil en s’adressant aux journalistes à Halifax.

« S’ils venaient en Nouvelle-Écosse, ils seraient traités comme tout le monde provenant du Québec. Ils devraient s’isoler pendant deux semaines. »

Stephen McNeil a précisé que les Néo-Brunswickois, eux, peuvent toujours accéder à sa province sans avoir besoin de s’isoler pendant 14 jours.

Les résidents des quatre provinces de l’Atlantique profitent de la « bulle atlantique » depuis le 3 juillet.

Ces provinces n’ont signalé aucun nouveau cas de COVID-19 vendredi.