(Gatineau) C’est à compter de jeudi qu’un nouveau système est en vigueur afin de bloquer certains types d’appels importuns, même si ses partisans estiment qu’il n’offre qu’une solution partielle à un problème complexe auquel sont confrontés les Canadiens.

La Presse canadienne

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a indiqué qu’il recevait chaque année de 80 000 à 90 000 plaintes à propos d’appels téléphoniques indésirables.

Il a donné aux opérateurs jusqu’au 19 décembre pour mettre en place un « blocage d’appels universel » ou un système équivalent au niveau du réseau pour arrêter les numéros frauduleux comme « 000-000-0000 ».

Mais le CRTC estime que 40 % des plaintes concernant les appels indésirables impliquent l’usurpation d’identité de l’appelant. Grâce à des astuces plus sophistiquées pour prétendre effectuer des appels légitimes, certains stratagèmes pourront échapper au blocage universel.

Une arnaque bien connue, par exemple, utilise des numéros de téléphone apparemment légitimes pour effectuer des appels menaçants soi-disant de la police ou des autorités fiscales.

Entre autres choses, le CRTC souhaite que les opérateurs mettent en place un système pour retracer l’origine des appels indésirables — et leur a donné jusqu’en mars 2020 pour présenter un rapport sur le système de retraçage.

L’organisme réglementaire souhaite également que les entreprises canadiennes adoptent des façons de faire en vigueur à certains endroits aux États-Unis, connue sous l’acronyme « STIR/SHAKEN », pour permettre aux clients possédant des téléphones mobiles ou à protocole Internet d’évaluer la fiabilité des appels.

Le CRTC a fixé au 30 septembre 2020 l’échéance pour la mise en place de ces mesures.

Entre-temps, l’organisme de réglementation invite les consommateurs à déposer des plaintes auprès de la liste de numéros de télécommunication exclus du Canada.