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Femmes autochtones: Roméo Dallaire dénonce l'utilisation du terme « génocide »

Selon Roméo Dallaire, l'utilisation du terme « génocide » dans... (PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE)

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Selon Roméo Dallaire, l'utilisation du terme « génocide » dans le rapport n'est pas faite dans le but de régler le problème de violence dont sont victimes les femmes autochtones.

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE

SARAH RAHMOUNI
La Presse

Le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire dénonce l'utilisation du terme « génocide » dans le rapport de la Commission d'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Selon le militaire, l'utilisation du terme « génocide » dans le rapport n'est pas faite dans le but de régler le problème de violence dont sont victimes les femmes autochtones. « Dans ce contexte, je suis prêt à dire que j'ai de la misère avec l'utilisation du terme », a-t-il déclaré en marge d'un colloque organisé par l'Institut montréalais d'études sur le génocide et les droits humains à l'Université Concordia.

Déposé plus tôt aujourd'hui à Gatineau, le rapport d'enquête de 1200 pages est très critique et sévère à l'endroit du gouvernement fédéral et conclut que la violence que les femmes et les filles autochtones subissent est un « génocide planifié ». Le mot « génocide » apparaît une centaine de fois dans le rapport, qui fait 231 recommandations pour mettre fin à la violence faite aux femmes et filles autochtones.

Roméo Dallaire, qui était commandant de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda pendant le génocide de 1994, a tenu à rappeler les critères fondamentaux établis sur l'utilisation du terme « génocide », dont la nature délibérée de l'acte visant à détruire des êtres humains parce qu'ils ont une certaine ethnicité, ce qui ne s'applique pas dans le cas des femmes et des filles autochtones, selon lui.  

Pour le lieutenant-général, il est néanmoins inacceptable que dans un pays comme le Canada, une population de presque 1 million d'autochtones et de métisses se retrouve dans un état comparable aux habitants des pays en voie de développement. « Je n'ai aucune misère à comprendre à quel point les gouvernements canadiens ont été tellement inertes avec des lois et des applications de lois qui ont été préjudiciables aux peuples autochtones », soutient-il. Du même souffle, il appelle à l'abolition de la loi sur les Indiens, établie, dit-il, « pour assimiler ces peuples ».

-Avec La Presse canadienne




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