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Le convoi «pour les oléoducs» converge à Ottawa

Le convoi « United We Roll » s'est mis en... (Photo CHRIS WATTIE, REUTERS)

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Le convoi « United We Roll » s'est mis en branle à Red Deer, en Alberta, il y a cinq jours, à la Saint-Valentin. Il s'est dirigé vers l'est pendant quatre jours, avec des arrêts sporadiques pour des manifestations.

Photo CHRIS WATTIE, REUTERS

La Presse Canadienne
Ottawa

Un convoi d'Albertains et d'autres résidants de l'Ouest en colère a convergé sur la colline du Parlement, mardi, avec des demandes aussi variées que leurs véhicules.

Le convoi « United We Roll » s'est mis en branle à Red Deer, en Alberta, il y a cinq jours, à la Saint-Valentin. Il s'est dirigé vers l'est pendant quatre jours, avec des arrêts sporadiques pour des manifestations.

Les camions, autobus et voitures du convoi sont arrivés après l'heure de pointe matinale à Ottawa, alors qu'ils étaient escortés par la police.

Environ 30 policiers surveillaient le rassemblement, ainsi qu'une contre-manifestation qui avait lieu à proximité.

Les véhicules ont occupé quelques kilomètres de la rue en face du parlement. Environ 150 manifestants se sont rassemblés sur la colline parsemée de neige pour entendre les discours des organisateurs et de nombreux élus.

Six députés et sénateurs conservateurs se sont joints à la foule pour contester la taxe sur le carbone du gouvernement Trudeau et réaffirmer leur soutien envers le secteur gazier et pétrolier.

« Il est temps que le Canada ait un premier ministre qui est fier de notre secteur énergétique », a tonné le chef conservateur Andrew Scheer.

Les conservateurs ont éludé une autre des critiques du groupe : la signature par le Canada du Pacte mondial des Nations unies sur les migrations. Le parti s'était opposé au projet, mais M. Scheer n'en a pas fait mention.

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, n'en a pas non plus parlé, ce qui a suscité les critiques d'une femme dans la foule. « Où est l'ONU ? », a-t-elle lancé.

Des pancartes brandies par les manifestants faisaient référence à plusieurs autres causes, dont l'agriculture canadienne et la protection de la liberté d'expression. L'une des pancartes encourageait les Canadiens à manger du boeuf.

Le convoi, organisé par Glen Carritt, revendique l'élimination de la taxe sur le carbone et l'abandon de deux projets de loi présentement à l'étude au Parlement : le premier resserrerait les évaluations environnementales de projets énergétiques, et le second interdirait le passage de pétroliers au large de la côte nord de la Colombie-Britannique.

« Le message principal est que nous avons besoin d'actions immédiates pour que nos oléoducs soient dans la terre, afin d'accéder aux côtes et au reste du Canada », a-t-il résumé lors d'une entrevue réalisée avant l'événement.

Mark Friesen, un organisateur de Saskatoon, a offert le premier discours de l'événement en dénonçant l'influence des Nations unies sur les politiques canadiennes.

« On va couper la tête du serpent, pour ravoir notre pays, tout notre pays, pour que des oléoducs soient construits, que la taxe sur le carbone soit abandonnée et qu'on se débarrasse du pacte sur les migrations », a-t-il déclaré.

Glen Carritt avait d'abord nommé son groupe le « convoi des gilets jaunes », mais il s'est ravisé lorsque son mouvement a été lié à des gens propageant de la haine envers les musulmans et les immigrants.




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