Les États-Unis et le Canada ont promis mercredi un traitement « impartial » pour la responsable chinoise du géant chinois des télécoms Huawei, dont l'arrestation à Vancouver sur demande américaine a provoqué les protestations de Pékin.

Mis à jour le 16 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland ont discuté de cette arrestation au téléphone mardi, exprimant également leur inquiétude face à la « détention arbitraire » des Canadiens en Chine, a déclaré le département d'État américain.

« Ils ont noté leur engagement continu pour la conduite équitable, impartiale et transparente par le Canada de la procédure judiciaire et de la demande d'extradition des États-Unis concernant Mme Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei », a déclaré le département d'État dans un communiqué.

Meng Wanzhou a été arrêtée le mois dernier à l'aéroport de Vancouver. Les États-Unis la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran.

Elle a été libérée sous caution mais reste sous surveillance à Vancouver, dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les États-Unis.

Depuis cette arrestation, les relations entre Ottawa et Pékin sont très tendues, la Chine ayant arrêté peu après deux Canadiens, un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir « menacé la sécurité nationale ». Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.

Un Canadien a par ailleurs été condamné lundi à la peine de mort en Chine à l'issue de son nouveau procès pour trafic de drogue. Justin Trudeau avait dénoncé lundi une décision de justice « arbitraire », des propos immédiatement qualifiés d'« irresponsables » par le ministère chinois des Affaires étrangères.