Les membres d'un comité parlementaire du Nouveau-Brunswick ont pris une décision concernant la sanction à imposer au président de l'Assemblée législative, Chris Collins, relativement à des allégations de harcèlement. On ne connaît pas le détail, mais le vote n'aurait pas fait l'unanimité.

Mis à jour le 27 juill. 2018
Kevin Bissett LA PRESSE CANADIENNE

Le comité avait annoncé lundi avoir reçu un résumé des conclusions d'enquêteurs indépendants. Ces derniers concluaient que les allégations contre M. Collins étaient fondées, mais seulement en partie.

Les membres du comité se sont rencontrés environ 90 minutes vendredi afin de décider de la suite des événements. Ils ont toutefois refusé de faire connaître leur décision avant que le principal intéressé et sa victime en aient été informés.

Le chef du Parti vert, David Coon, a dit que le comité a échoué envers la victime.

« Ils n'ont pas su fournir un lieu de travail sûr et sans harcèlement à la victime. Le recours offert par le comité n'a été ni clair ni efficace. Nous devons offrir ces deux choses », a-t-il indiqué après la rencontre.

M. Coon a précisé qu'il en aura à ajouter après la réaction de Chris Collins.

Le député progressiste-conservateur Ted Flemming a précisé que le vote a été de cinq contre trois. Les libéraux ont voté pour la décision, alors que les membres de l'opposition s'y sont opposés.

« C'était vraiment nous et eux. On nous a fourni très peu de renseignements », a dit M. Flemming.

Plus d'informations relatives à la décision du comité étaient attendues plus tard vendredi.

Le nom de la soi-disant victime et le détail de ses allégations n'ont pas été rendus publics.

Le premier ministre Brian Gallant avait annoncé au début avril que Chris Collins était suspendu du caucus libéral. Le bureau du premier ministre disait avoir été mis au courant de potentielles allégations de harcèlement en février, mais que la victime ne s'était manifestée que deux mois plus tard.

En mars, le gouvernement annonçait qu'un sous-comité de la législature avait été créé afin d'établir une politique sur le harcèlement au travail au sein de l'Assemblée législative.

La membre du Parti progressiste conservateur Pam Lynch figure au sein de ce comité, mais précise qu'aucune rencontre n'a encore eu lieu.

« C'est frustrant. J'ai été appelée à siéger à ce comité et je m'attendais à ce que nous nous rencontrions bien avant cela, mais ce n'est pas le cas », a-t-elle ajouté.

En mai, Chris Collins avait annoncé qu'il siégerait comme indépendant tout en poursuivant le gouvernement provincial pour diffamation.

Élu pour une première fois comme député provincial lors d'une élection complémentaire tenue en 2007, Chris Collins avait précédemment oeuvré comme conseiller municipal à Moncton. Il a même été brièvement nommé ministre sous l'ancien premier ministre Shawn Graham. M. Collins a été réélu député lorsque les Libéraux ont repris le pouvoir en 2014.