Intimidation au sein du SCRS: le ministre Goodale promet de sévir

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Une enquête menée au printemps dernier par une firme indépendante au sein de l'agence à Toronto a conclu à un climat généralisé de favoritisme et de discrimination - mais aussi de découragement au sein des troupes.

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le ministre de la Sécurité publique affirme que les employés fédéraux qui intimident des collègues ou qui font preuve de discrimination devront subir ensuite les conséquences de leurs actes.

En réponse aux questions de l'opposition néo-démocrate, vendredi aux Communes, Ralph Goodale a assuré qu'il mesurait parfaitement le sérieux des accusations de racisme et d'intimidation qui pèsent contre des membres du bureau torontois des services canadiens d'espionnage.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique pour les questions de sécurité publique, Matthew Dubé, a réclamé à nouveau vendredi une enquête en profondeur au sein du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

Une enquête menée au printemps dernier par une firme indépendante au sein de l'agence à Toronto a conclu à un climat généralisé de favoritisme et de discrimination - mais aussi de découragement au sein des troupes. Un résumé du rapport d'enquête a été rendu public mercredi.

M. Dubé a aussi rappelé que dans leur poursuite en Cour fédérale, cinq employés du SCRS soutiennent qu'ils ont été victimes d'intimidation parce qu'ils sont gais ou musulmans. Le député de Beloeil-Chambly souhaite que le ministre exige maintenant une enquête en profondeur sur ces allégations d'homophobie et d'islamophobie, et sur cette «culture» ambiante au SCRS à Toronto.

Le député néo-démocrate a soutenu en Chambre vendredi qu'il fallait maintenant s'assurer que ce climat n'affecte pas le travail du SCRS. Il souhaite aussi que tout supérieur qui serait responsable de tels gestes réponde de ses actes - ou même qu'il soit limogé.

Préjugés des officiers

Le ministre Goodale a reconnu que ces allégations sont extrêmement graves, et il a promis que le gouvernement prendra les mesures qui s'imposent pour mettre fin à de tels comportements. Il a aussi indiqué que le directeur du SCRS, David Vigneault, avait pris ce dossier en mains.

Le ministre a rappelé que les procédures judiciaires viennent seulement d'être entamées, et qu'elles «seront suivies avec beaucoup d'intérêt» par son personnel, afin de déterminer les mesures appropriées.

Dans leur poursuite, déposée en juillet, cinq employés du SCRS, qu'on ne peut identifier, soutiennent que des officiers ont alimenté les préjugés à l'égard de collègues musulmans.

Ces agents musulmans, qui sont pourtant jugés essentiels à la mission d'espionnage du service, soutiennent qu'on leur manque de respect et qu'on ne leur fait pas confiance. Ils réclament des millions de dollars en dommages pour «des années d'intimidation exercée par des supérieurs». Ils soutiennent tous qu'ils ne peuvent plus travailler à cause de problèmes de dépression ou d'anxiété liés à cette intimidation.

Une employée musulmane soutient que lorsqu'elle a commencé à porter le hijab, elle a dû demander la permission à ses supérieurs pour participer à des activités religieuses, même si elle avait passé toutes les vérifications de sécurité.

Par ailleurs, un homme gai qui partage sa vie avec un musulman soutient qu'un collègue lui a écrit dans un courriel en octobre 2015: «Prends garde que ta belle-famille ne te décapite pas dans ton sommeil parce que tu es homo.»




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