Un Canadien a été expulsé du Népal pour avoir apparemment publié sur Twitter des propos qui menaceraient l'harmonie sociale du pays.

Un représentant du ministère de l'Intérieur a dit que Robert Penner dispose maintenant de deux jours pour quitter. Son visa de travail a été révoqué puisque ses messages sur Twitter menaceraient l'unité nationale.

Yadav Koraila a dit que M. Penner ne respectait pas les lois du pays et qu'il était sous enquête pour activités illicites.

M. Penner travaillait depuis trois ans pour une firme logicielle au Népal. Il avait été arrêté à son bureau lundi, placé en détention et interrogé. La décision de l'expulser a été prise tard mardi.

M. Penner a été relâché et confié à un ami, à condition qu'il quitte le pays d'ici deux jours.

M. Penner a condamné la nouvelle Constitution adoptée l'an dernier et la gestion par les autorités népalaises de manifestations ethniques violentes.

Le directeur du ministère népalais de l'Immigration, Kedar Neupane, a dit que M. Penner a violé les termes de son visa, qui stipulent qu'il ne peut participer à aucune activité contre le Népal ou son gouvernement, sous peine d'expulsion.

M. Penner a indiqué sur Twitter qu'il a été libéré après 26 heures, que son visa a été révoqué et qu'il a maintenant deux jours pour partir.

Le Canadien, un développeur de logiciels de 37 ans, gazouille fréquemment sur des questions sociales et politiques. Il s'était exprimé sur un certain nombre de sujets controversés, notamment une nouvelle constitution nationale qui a déclenché des manifestations meurtrières.

Le représentant légal de M. Penner, Raksha Ram Harijan, a déclaré que son client n'avait violé aucune loi et qu'il ferait appel de la décision.

« La décision a été prise uniquement sur la base de ses gazouillis, mais de telles allégations ne peuvent être étayées seulement par des gazouillis et des opinions personnelles », a-t-il déclaré à l'AFP.

- Avec l'AFP