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Régimes de retraite: des syndiqués manifestent

  • À Montréal, environ un millier de syndiqués de plusieurs services ont allumé un feu sur la rue Notre-Dame, devant l'hôtel de ville, alimenté notamment par des chemises et casquettes de pompiers. (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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    À Montréal, environ un millier de syndiqués de plusieurs services ont allumé un feu sur la rue Notre-Dame, devant l'hôtel de ville, alimenté notamment par des chemises et casquettes de pompiers.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

Les employés syndiqués de plusieurs grandes villes, dont Montréal, Laval, Sherbrooke, Saguenay et Gatineau, ont manifesté devant leurs hôtels de ville et divers lieux de travail, mardi, lors d'une pause syndicale visant à dénoncer le projet de loi 3, qui prévoit une refonte de leurs régimes de retraite.

«C'est une première réaction à un projet de loi qui pour nous n'a aucun maudit bon sens», a indiqué Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, un regroupement de syndicats municipaux piloté par le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente de nombreux employés municipaux à travers la province.

À Montréal, environ un millier de syndiqués de plusieurs services ont allumé un feu de joie en pleine rue devant l'hôtel de ville, alimenté notamment par des chemises et casquettes de pompiers. La pause syndicale s'est étirée bien au-delà des 15 minutes prévues.

Le quartier général du Service de police de la ville de Montréal a également été le théâtre d'une sortie de près d'une centaine d'employés administratifs et de policiers.

Le projet de loi 3 touche les régimes de retraite des cols blancs, cols bleus, pompiers et policiers des municipalités du Québec.

La Coalition reproche au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, d'avoir élaboré un projet de loi qui ne propose qu'un simulacre de négociation puisque les dispositions finales encadrant les régimes de retraite y sont déjà prédéterminées.

«Tout ce qu'il prévoit comme espace de négociation c'est une période de temps. D'avance on connaît les conclusions», s'est insurgé M. Ranger.

«C'est une mascarade, c'est un faux appel à la négociation. Je comprends les maires de nous dire: «Venez vous asseoir et négocier'. Ils savent déjà où ça va atterrir. Ils sont morts de rire», a-t-il ajouté.

Selon la Coalition, le ministre n'a fait que répondre aux demandes des municipalités sans tenir compte de ce que les syndicats avaient à proposer et, ce faisant, s'est placé dans une position d'où il pourra difficilement retraiter.

«Le ministre Moreau s'est tellement peinturé dans le coin qu'on se demande comment il va faire pour s'en sortir. Il aurait fallu nous lancer quelques signaux positifs pour ouvrir la porte à une vraie négociation», a déploré le syndicaliste.

Marc Ranger fait valoir que plusieurs villes ont déjà commencé à négocier et ont même conclu des ententes dans certains cas afin de résoudre l'impasse financière que représentent les coûts et les déficits des régimes de retraite.

En ce sens, il déplore particulièrement l'absence de flexibilité dans le projet de loi 3, qui vient ainsi effacer tous les progrès réalisés au cours des dernières années pour plutôt imposer de nouveaux paramètres à tous les régimes.




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