L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) dit observer depuis 2008 une hausse marquée du nombre de demandes d'asile présentées par des Nord-Coréens. D'une poignée de demandes il y a cinq ans, le Canada en a reçu plus de 700 en 2012.

Pierre-André Normandin LA PRESSE

La majorité de ces demandes d'asile ont été présentées à Etobicoke, en banlieue de Toronto, détaille un rapport sur l'immigration illégale en provenance de Corée du Nord de l'ASFC obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Le document, lourdement caviardé, explique que les demandeurs n'avaient pas de document pour confirmer leur identité ou démontrer comment ils étaient arrivés au Canada.

Dans les quelques parties rendues publiques, le rapport de l'ASFC expose que les Nord-Coréens fuient souvent leur pays en passant par la Chine pour se rendre ensuite en Corée du Sud. Un grand nombre de ces réfugiés demande alors un passeport sud-coréen. Plusieurs tentent ensuite de s'installer dans d'autres pays.

Le Royaume-Uni a notamment fait face à un flot de Nord-Coréens. Pour endiguer ce flot, Londres a signé en 2012 une entente avec Séoul pour «confirmer si un demandeur d'asile est en fait un Nord-Coréen qui s'est réinstallé en Corée du Sud».

Selon le quotidien Korea Times, quelque 23 000 Nord-Coréens auraient fui vers le sud depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953.