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Les diplomates canadiens montrent les dents

Le président de l'Association professionnelle des agents du... (Photo AP)

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Le président de l'Association professionnelle des agents du service extérieur (APASE) Tim Edwards.

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Habitués des jeux de coulisses et des messages codés, les agents canadiens des services étrangers délaissent ces jours-ci leur approche diplomatique pour se faire entendre du gouvernement de Stephen Harper. Depuis jeudi, près d'une soixantaine d'entre eux ont déserté leur poste, tantôt en Amérique du Sud, tantôt à Ottawa.

Le débrayage, décrété touche les diplomates travaillant dans les ambassades de Buenos Aires, en Argentine, de Santiago, au Chili, ainsi qu'à la section de l'immigration du Haut-commissariat du Canada au Royaume-Uni à Londres. Au siège social, plus d'une trentaine d'employés ont aussi été invités à rester à la maison jusqu'à nouvel ordre.

Ces diplomates ne sont pas les premiers à débrayer. Depuis six semaines, le syndicat qui les représente, l'Association professionnelle des agents du service extérieur (APASE), organise divers moyens de pression.

La semaine dernière, alors que le gouverneur général David Johnston et le ministre des Affaires étrangères voyageaient en Afrique, une première grève tournante a eu lieu dans quatre missions canadiennes du continent africain ainsi qu'à Mexico et à Ottawa. Une cinquantaine de syndiqués ont été impliqués.

Équité salariale

En entrevue téléphonique, le président du syndicat, Tim Edwards, affirme que ses membres perdent patience. La convention collective des diplomates est échue depuis juin 2011 et les négociations avec le Conseil du Trésor, elles, sont rompues depuis 15 mois. «Tant que nous n'aurons pas un appel du Conseil du Trésor pour revenir à la table des négociations, nous allons intensifier les moyens de pression», note le représentant syndical, muni d'un mandat de grève.

La principale revendication des diplomates est liée aux écarts de salaire entre leurs membres et d'autres professionnels du gouvernement qu'ils côtoient à Ottawa. «Pour le même travail, des professionnels qui ne sont pas déployés à l'étranger font de 3000 à 14 000 $ de plus que nos membres, explique M. Edwards. Et nous n'avons pas à regarder bien loin, leurs bureaux sont juste à côté des nôtres dans l'édifice des Affaires étrangères. Nous voulons un salaire égal pour un travail égal. » Le syndicat, ajoute-t-il, a accédé à l'une des principales demandes du gouvernement en acceptant de limiter à 1,5% la hausse salariale annuelle de ses membres.

Au détriment des Canadiens ?

Interrogé au sujet de la reprise éventuelle des négociations, le porte-parole du Conseil du Trésor, Matthew Conway, s'est contenté de faire parvenir à La Presse un court courriel dans lequel il affirme que le «gouvernement négocie de bonne foi », et ce, malgré la rupture des pourparlers.

Commentant la grève tournante, M. Conway estime qu'il « est regrettable que le syndicat ait choisi ces mesures au détriment des Canadiens ».

De son côté, Tim Edwards rappelle que 15% de ses membres sont assujettis aux règles du service essentiel et que le syndicat a choisi d'organiser des moyens de pression progressifs afin de limiter l'impact sur les services offerts dans les ambassades.

Le bureau du premier ministre Stephen Harper ne nous a pas rappelés.

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PARMI LES 1300 DIPLOMATES REPRÉSENTÉS PAR L'APASE

300 sont affectés à l'immigration

500 au commerce

500 aux affaires politiques




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