Le contrat n'est pas encore signé, mais BIXI est désormais seul en piste à Vancouver pour doter la Ville d'un système de vélos en libre-service, pour le mois de juin 2013. Il reste toutefois encore à trouver comment éviter que le projet se casse les dents sur la loi obligeant le port du casque de vélo en Colombie-Britannique.

Pierre-André Normandin LA PRESSE

Le directeur des Transports de la Ville de Vancouver, Jerry Dobrovolny, a rencontré les élus mercredi pour faire le point sur ce projet.

Il a alors révélé que des six entreprises ayant répondu à l'appel d'offres, une seule était désormais en négociation, Alta Bicycle Share.

Cette entreprise américaine, basée à Portland en Oregon, est le partenaire privé de la Société de vélo en libre-service produisant BIXI.

Avec ses 1500 vélos projetés, le système de Vancouver deviendrait le quatrième en importance en Amérique du Nord.

Même si le contrat prévoit que la gestion du système de Vancouver sera assurée par Alta, chacun des précédents contrats s'est soldé par la création d'emplois à Montréal, notamment au centre d'appel.

Mais il y a toutefois une ombre au tableau. La Colombie-Britannique impose le port du casque. Or, cette obligation a nui à l'essor du vélo en libre-service dans plusieurs villes, notamment en Australie.

Vancouver souhaite donc jumeler son système avec un service de distribution de casques de vélo.

Pour éviter le mur, la ville de la côte Ouest jongle actuellement avec quatre scénarios: fixer des casques aux vélos, miser sur des machines distributrices, mettre en place un réseau de prêt dans une chaîne de dépanneurs ou carrément subventionner l'achat de casques.

Ces quatre solutions ont été expérimentées dans le monde, mais aucune d'entre elles n'a toutefois donné de résultats concluants.

Certaines villes, comme Mexico et Tel-Aviv, ont fini par assouplir leurs règlements de sécurité pour exempter du port du casque les usagers du vélo en libre-service.