Même si Hydro-Québec a tous les permis pour lancer la réfection de sa centrale nucléaire Gentilly-2, la société d'État tarde à demander au gouvernement québécois le feu vert pour lancer les travaux. Québec attend depuis six mois une mise à jour des coûts du projet avant de l'autoriser.

Pierre-André Normandin LA PRESSE

Le 28 juin dernier, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a autorisé la réfection de la centrale de Bécancour. Elle a toutefois donné à Hydro-Québec jusqu'au 31 décembre 2012 pour en arrêter le réacteur et entamer sa réfection, sa fin de vie utile étant établie en 2013. «La Commission s'attend fortement à ce qu'Hydro-Québec commence les activités de réfection aussi tôt que possible, si elle est décidée à s'engager dans cette voie», peut-on lire dans la décision.

Mais voilà, le gouvernement québécois attend depuis le mois de mars la mise à jour de l'évaluation des coûts du chantier, qui avaient été fixés à 2 milliards de dollars. La ministre des Ressources naturelles d'alors, Nathalie Normandeau, avait exigé cette réévaluation à la suite des importants dépassements de coûts entraînés lors de la réfection de la centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick.

À Hydro-Québec, la porte-parole, Marie-Élaine Devreault, dit qu'aucune date n'est prévue pour la remise des documents.

Au-delà des coûts de réfection, la mise à jour devra également évaluer le coût de la fermeture de la centrale. Le rapport annuel 2010 d'Hydro-Québec évaluait le démantèlement de Gentilly-2 à 1,8 milliard.