Une nouvelle coalition formée essentiellement de groupes indépendantistes réclame à son tour la tenue d'une enquête publique pour faire la lumière sur les événements survenus lors des manifestations en marge du G20 et dénonce au passage l'inaction du gouvernement Charest dans ce dossier.

LA PRESSE CANADIENNE

Lancée lundi à Montréal, la coalition est notamment composée de syndicats, de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), du Forum Jeunesse du Bloc Québécois (FJBQ) et de Québec Solidaire.

Elle présentera mercredi soir au Petit Campus à Montréal un spectacle d'humour dans le but d'amasser des fonds pour payer les frais juridiques des manifestants arrêtés lors du G20 qui s'est déroulé à la fin du mois de juin à Toronto.

Les divers représentants de la coalition dénoncent également ce qu'ils estiment être du «profilage racial» de la part des policiers au G20. Selon eux, ces derniers auraient arrêté quiconque parlait français et dont la voiture arborait une plaque d'immatriculation du Québec.

Le président de la SSJBM, Mario Beaulieu, a affirmé que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, semble être atteint «du syndrome Jean Charest» puisqu'il refuse la tenue d'une enquête publique.

Il estime également que le premier ministre du Québec doit prendre position dans ce dossier parce que les libertés civiles de citoyens canadiens ont été bafouées et que bon nombre d'entre eux étaient des Québécois.

Plus de 900 personnes ont été arrêtées durant les manifestations contre le Sommet du G20.