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Stéphanie Jodoin libérée

Un camp de réfugiés du Darfour... (Photo: Archives, Stéphanie Lapointe)

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Un camp de réfugiés du Darfour

Photo: Archives, Stéphanie Lapointe

Après 25 jours de détention dans des conditions vraisemblablement très difficiles, deux travailleuses humanitaires, dont la Montréalaise Stéphanie Jodoin, ont été libérée ce matin au Soudan.

Ce matin, la présidence française a confirmé que Stéphanie Jodoin et sa collègue française de l'organisation non gouvernementale Aide médicale internationale (AMI) étaient actuellement à Khartoum pour être prises en charge par l'ambassade de France au Soudan.

 

 

Un porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères avait confirmé leur libération à l'agence Reuters. Selon ce porte-parole, Stéphanie Jodoin et sa collègue française Claire Dubois «sont entre les mains du gouvernement au Darfour, elles sont en bonne santé et seront bientôt ramenées à Khartoum».

 

L'agence de presse cite aussi un des ravisseurs qui l'a contactée par téléphone satellite, hier. «Nous avons remis les otages au chef de la tribu Bani-Halba et au maire d'Ed el Fursan» a dit l'homme qui appartiendrait aux Faucons pour la libération de l'Afrique, le groupe qui a revendiqué l'enlèvement.

C'est dans leur camp d'Ed el Fursan que des hommes armés ont enlevé les deux employées de l'organisation française Aide médicale internationale, le 4 avril dernier.

Depuis, Stéphanie Jodoin a pu contacter à deux reprises des agences de presse occidentales. Le dernier contact remonte à la semaine dernière. «Nous n'avons rien ici, mon ONG a essayé de nous envoyer des choses, mais rien n'est arrivé, ni les médicaments, ni la nourriture, ni l'eau», a-t-elle dit par téléphone à l'agence Bloomberg.

L'entretien était orchestré par un homme qui s'est présenté comme un porte-parole des Faucons pour la libération de l'Afrique. Il a dit se trouver dans l'ouest du Darfour, à la frontière du Tchad.

Il a confirmé que les deux otages n'avaient aucun médicament et a menacé que Claire Dubois, qui souffrait de diarrhée, «risquait de mourir dans une semaine.»

Les ravisseurs réclamaient une rançon de 1,5 million de dollars. Ils menaçaient aussi de tuer leurs otages à moins que la France n'accepte d'intenter des poursuites contre l'Arche de Zoé, le groupe français qui avait été condamné pour rapt d'enfants au Tchad, avant de recevoir le pardon du gouvernement de ce pays.

Hier soir, ni le gouvernement canadien ni l'employeur des deux femmes ne voulait confirmer la libération des deux travailleuses humanitaires. «Il semble que les choses vont dans la bonne direction», a dit Frédéric Mar, porte-parole d'Aide médicale internationale.

«Nous sommes au courant des rapports dans les médias, mais nous n'avons pas de commentaires en ce moment», s'est contenté de dire le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa, Rodney Moore.

L'attente

Âgée de 30 ans, Stéphanie Jodoin est originaire de Mont-Saint-Hilaire. Depuis son enlèvement, ses proches se serrent les coudes, refusant tout contact avec les médias, de crainte qu'ils ne mettent en péril les négociations pour libérer la jeune femme.

Stéphanie Jodoin affiche un grand sourire sur sa photo de Facebook, où elle apparaît coiffée d'un hijab. La jeune femme a obtenu une maîtrise en santé publique de l'Université de Montréal, il y a deux ans. Son sujet de thèse: les tests de dépistage du radon, un élément cancérigène, dans la région de Mont-Saint-Hilaire.

Son directeur de thèse, Joseph Zayed, se rappelle d'une étudiante «douce, charmante et très performante».

«Elle se démarquait des autres étudiants, elle était très souriante et très motivée», note la coordonnatrice des affaires académiques au département de santé environnementale, Micheline Dessureault, qui a suivi de près la jeune femme.

Après ses études, Stéphanie Jodoin a travaillé en Indonésie et au Sri Lanka, entre autres pour l'organisme Architectes de l'urgence, qui venait alors de fonder son bureau canadien à Montréal.

Cet engagement humanitaire n'a pas surpris Micheline Dessureault. «Quand j'ai su qu'elle travaillait au Darfour, je l'imaginais très bien là-bas», se rappelle-t-elle.

 




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