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La Canadienne retenue au Darfour aurait été libérée

Des refugiés du Darfour.... (Photo: Robert Skinner, Archives La Presse)

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Des refugiés du Darfour.

Photo: Robert Skinner, Archives La Presse

La Presse Canadienne
Khartoum

Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa affirme que le ministère est au courant mais qu'il refuse de confirmer une information, émanant d'une agence de presse, à l'effet qu'une Canadienne kidnappée au Soudan aurait été libérée.

L'agence Reuters rapporte que la Canadienne Stéphanie Jodoin et la Française Claire Dubois, membres de l'organisme Aide médicale internationale et qui ont été enlevées au Darfour le 4 avril dernier, auraient été libérées en raison de leur état de santé.

L'un des ravisseurs aurait téléphoné à l'agence, sous le couvert de l'anonymat, et aurait déclaré: «nous venons de les libérer il y a dix minutes».

Mme Jodoin avait réussi à parler, par téléphone satellitaire, à l'Agence France-Presse il y a quelques semaines. Elle avait alors déclaré qu'elle se portait bien, qu'elle était bien traitée, mais qu'elle ignorait où elle se trouvait.

«Nous les avons remis aux autorités locales à Ed el-Fursan (Darfour-Sud)», a déclaré à l'AFP un des ravisseurs sous le couvert de l'anonymat. La Française Claire Dubois et sa collègue canadienne Stéphanie Jodoin, employées par l'ONG Aide médicale internationale (AMI), avaient été enlevées le 4 avril à Ed el-Fursan, à 80 kilomètres au sud de la ville de Nyala, dans le Darfour. Leurs ravisseurs se présentent comme le groupe des «Aigles de la libération de l'Afrique».

«Nous les avons libérées pour des motifs humanitaires (...) et parce que nous voulions donner à la France une chance de trouver une solution au problème des enfants dans l'est du Tchad», a ajouté le ravisseur, joint sur le téléphone satellitaire utilisé pour des contacts précédents.

Contacté par l'AFP, les autorités soudanaises et l'ONG n'ont pu confirmer la libération des otages.

«Nous ne pouvons pas confirmer cette information pour l'instant parce que nous n'avons pas eu de contact direct» avec les deux femmes, a déclaré à l'AFP Frédéric Mar, porte-parole de l'AMI. «Mais les choses semblent sur la bonne voie», a-t-il ajouté.

Les ravisseurs ont indiqué que les deux femmes avaient eu accès à un médecin et que leur état de santé était «bon».

La presse locale faisait état début avril d'une onéreuse demande de rançon en échange de la libération des deux humanitaires, mais les ravisseurs ont ensuite nié vouloir de l'argent et plutôt exigé la tenue d'un nouveau procès dans l'affaire de l'Arche de Zoé.

Six membres de cette organisation française avaient été condamnés en 2007 par la justice tchadienne pour avoir tenté de transférer du Tchad vers la France 103 enfants présentés comme orphelins de la guerre civile au Darfour.

Ces membres avaient été transférés dans des prisons françaises fin décembre 2007 et graciés trois mois plus tard par le président tchadien Idriss Deby Itno, ce qui avait conduit à leur libération.

Avec Agence France-Presse




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