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Abus dans des écoles du clergé: le pape dit être désolé

Phil Fontaine, chef national des Premières nations, est... (Photo Reuters)

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Phil Fontaine, chef national des Premières nations, est allé rencontrer le pape au Vatican.

Photo Reuters

La Presse Canadienne
Cité du Vatican

Le pape Benoît XVI a dit mercredi regretter les abus et la «conduite déplorable» de certains membres de l'Église dans des pensionnats canadiens que des Autochtones ont été forcés de fréquenter.

Le souverain pontife a rencontré à la Cité du Vatican des représentants de la Conférence des évêques catholiques du Canada et des Autochtones, dont le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine. Un ancien joueur de hockey du Canadien de Montréal, Gino Odjick, un Algonquin, a accompagné d'autres autochtones à la Cité du Vatican pour l'occasion.

Avant la rencontre, des Autochtones ont déclaré qu'ils espéraient des excuses formelles, ou à tout le moins une reconnaissance des torts subis.À partir du XIXe siècle jusqu'aux années 1970, plus de 150 000 enfants autochtones ont été forcés de fréquenter les pensionnats gérés par le gouvernement dans l'espoir de les assimiler à la société canadienne.

Le gouvernement canadien a admis que les agressions physiques et sexuelles étaient fréquentes dans ces écoles, s'est excusé et a offert aux victimes un dédommagement.

«Compte tenu des souffrances vécues par certains enfants autochtones dans les pensionnats canadiens, le Saint Père a exprimé ses regrets devant l'angoisse causée par la conduite déplorable de certains membres de l'Église et a offert sa sympathie et sa solidarité dans la prière», a indiqué le Vatican dans une déclaration.

«Sa Sainteté ne saurait trop insister sur le fait que de telles agressions ne peuvent être tolérées dans notre société», a ajouté le Vatican, précisant que le pape prie pour que les victimes puissent guérir et envisager leur avenir avec espoir.

L'objectif des pensionnats était d'éloigner les Autochtones canadiens de l'influence de leur maison et de leur culture, que le gouvernement de l'époque considérait inférieure.

Près de 75 pour cent des 130 écoles étaient dirigées par des congrégations catholiques.

Le premier ministre Stephen Harper a présenté l'an dernier ses excuses officielles au Parlement, qualifiant le traitement subi par les enfants dans ces écoles de triste chapitre de l'histoire du pays. Il a ajouté que la politique d'assimilation forcée était une erreur, qu'elle a causé beaucoup de souffrance et qu'elle n'avait pas sa place dans le pays.




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