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La mémoire de Fred Doucet continue de faire jaser

Fred Doucet... (Photo La Presse Canadienne)

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Fred Doucet

Photo La Presse Canadienne

(Ottawa) L'avocat principal de la commission Oliphant, Richard Wolson, s'est dit impressionné par la capacité de Fred Doucet de se souvenir de certaines choses, comme du détail de conversations entières, mais pas d'autres éléments, comme d'un paiement de 90 000 dollars de Karlheinz Schreiber ou de lettres à propos d'avions Airbus.

Me Wolson a terminé son interrogatoire de l'ancien proche conseiller de Brian Mulroney, mardi matin, en passant en revue des pages de notes que le témoin affirme avoir prises à la suite de réunions avec l'homme d'affaires germano-canadien entre 1999 et 2000. Ces notes font entre autres allusion au mandat confié par M. Schreiber à M. Mulroney en 1993, et pour lequel l'ancien premier ministre a reçu entre 225 000 et 300 000 dollars dans des chambres d'hôtel de Montréal et de New York entre août 1993 et décembre 1994.

La commission d'enquête Oliphant a été mise sur pied pour faire la lumière sur ces paiements, faits en argent comptant et déclarés à l'impôt quelque cinq années plus tard. M. Mulroney affirme que c'était pour faire du lobbying international afin de tester l'intérêt pour les véhicules blindés de la compagnie allemande Thyssen. Karlheinz Schreiber prétend que c'était plutôt pour faire avancer le projet de construction d'une usine de ces véhicules au Canada.

Les notes soumises par M. Doucet à la commission appuient la version de son ami de longue date, Brian Mulroney. Il a déclaré mardi qu'il les avait prises dans les minutes qui ont suivi ses rencontres avec M. Schreiber à Ottawa et à Toronto, entre le 26 décembre 1999 et le 4 février 2000. Il affirme les avoir prises en guise d'aide-mémoire.

«Il est stupéfiant que vous soyez capable de retranscrire toute cette conversation interactive sans avoir pris de notes au moment où ces mots ont été prononcés», a lancé Richard Wolson à quelques reprises durant son interrogatoire.

La veille et encore aujourd'hui, le témoin n'a pas répondu à plusieurs questions en affirmant n'avoir aucun souvenir des faits pertinents. Il a convenu qu'une chirurgie cardiaque subie alors qu'il était au gouvernement, dans les années 1980, avait pu affecter sa mémoire.

«J'ai une expérience considérable de prise de notes. Durant ma période au service du gouvernement, j'ai eu à prendre des notes presque chaque jour», a expliqué M. Doucet, qui a aussi été chef de cabinet de Brian Mulroney lorsque celui-ci était chef de l'opposition, et qui s'est lancé dans le lobbying pour le projet de véhicules blindés de Karlheinz Schreiber dans les jours qui ont suivi sont départ du gouvernement, en août 1988.

«J'étais un preneur de notes.»

L'écriture du mandat : celle de Schreiber?

Par ailleurs, le témoin a contredit M. Schreiber en disant que l'écriture sur un mandat daté de février 2000 était bien celle de l'homme d'affaires germano-canadien. M. Doucet a rédigé ce mandat lors de la même période parce que, a-t-il dit à la commission, il était inquiet de voir certaines histoires sortir dans les médias, dont une à l'émission The Fifth Estate en octobre 1999, par rapport aux transactions financières entre MM. Mulroney et Schreiber.

Deux autres événements notoires s'étaient aussi produits à peu près à la même époque : l'arrestation de Karlheinz Schreiber à Toronto sur un mandat allemand de fraude, corruption et évasion fiscale, en août 1999, et la déclaration d'impôts de Brian Mulroney au cours de l'année 1999, pour des sommes reçues cinq ans auparavant.

M. Doucet, avec l'aval de M. Mulroney, a alors multiplié les efforts auprès de leur ancien partenaire d'affaires pour clarifier l'objet de leurs transactions.

Le mandat en question parle d'un montant de 250 000 dollars donné à Brian Mulroney sur une période de trois ans pour couvrir ses dépenses et services afin de sonder l'intérêt sur la scène internationale pour de l'équipement de maintien de la paix de compagnies représentées par Karlheinz Schreiber.

Lors de son témoignage il y a deux semaines, M. Schreiber a dit ignorer comme son écriture avait pu se retrouver sur le document - il s'agit des noms de certaines de ses compagnies, mais nulle part celui de Bear Head n'est mentionné.

Le contre-interrogatoire de M. Doucet par les avocats de Brian Mulroney, de M. Schreiber et par son propre avocat doit débuter cet après-midi.




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