Le téléphone portable du multimillionnaire assassiné Richard Oland n'a jamais été retrouvé, mais des échanges de messages texte avec sa maîtresse ont été enregistrés par un logiciel de sauvegarde.

Mis à jour le 23 janv. 2019
CHRIS MORRIS LA PRESSE CANADIENNE

« J'ai besoin de votre corps », a écrit Diana Sedlacek dans un message, tard le 5 juillet 2011 - la veille du jour où Richard Oland, âgé de 69 ans, a été battu à mort dans son bureau de Saint John, au Nouveau-Brunswick.

Les messages ont été lus mercredi lors du procès pour meurtre au deuxième degré de son fils, Dennis Oland.

Les amoureux, tous deux mariés à l'époque, préparaient un voyage à Portland, au Maine, du 15 au 19 juillet 2011. Mais le soir ou la nuit du 6 juillet, Richard Oland a été assassiné. Il a été frappé plus de 40 fois, principalement à la tête, avec une arme en forme de hache et un marteau. Ces armes n'ont jamais été retrouvées.

Les procureurs de la Couronne ont déclaré à la cour que Dennis Oland, un conseiller en investissement âgé de 50 ans, était mécontent de la relation extraconjugale de son père, la décrivant comme un « souci familial ».

Plus tôt mercredi, l'agent Dave MacDonald, du département de la police scientifique de Saint-Jean, a avoué que le fait d'avoir plié et rangé la veste que portait Dennis Oland le 6 juillet 2011 n'avait pas été pas la meilleure façon de gérer ce qui est devenu un élément de preuve clé.

Le policier a indiqué que le blouson sport marron griffé Hugo Boss qu'avait porté Oland lorsqu'il avait rendu visite à son père tard dans la journée du 6 juillet 2011 avait été saisi par la police de Saint John environ une semaine plus tard.

La veste a ensuite été enroulée, placée dans un sac en papier de 30 centimètres sur 30 centimètres et entreposée par la police.

Plus de quatre mois plus tard, lorsque le blouson a été testé par un médecin légiste, plusieurs taches de sang ont été détectées. Elles ont ensuite été liées au profil d'ADN de Richard Oland.

L'agent MacDonald a avoué qu'en rétrospective, le fait d'avoir plié le veston et de l'avoir conservé longtemps dans un petit sac a augmenté les risques de transfert de taches d'une partie du vêtement à une autre. Cependant, le policier a déclaré qu'il considérait qu'il s'agissait d'une pièce « sèche » avec peu de chances de transfert.

Le tribunal s'est fait dire que le blouson, qui avait été nettoyé à sec dans les jours qui ont suivi le meurtre, est le seul vêtement de Dennis Oland qui a été retrouvé avec des traces de sang et d'ADN de son père.

Dennis Oland est accusé du meurtre au deuxième degré de son père. Il a plaidé non coupable.