Michel Venne, ancien journaliste au Devoir et fondateur de l'Institut du Nouveau Monde, a plaidé non coupable mercredi à des accusations d'agression et d'exploitation sexuelles sur une adolescente alors qu'il était en situation d'autorité.

Gabriel Béland LA PRESSE

M. Venne, qui risque un maximum de 10 ans de prison, était représenté au palais de justice de Québec par son avocate, Me Lida Sara Nouraie.

Le fondateur de l'Institut du Nouveau Monde, un organisme dont « la mission est d'accroître la participation des citoyens à la vie démocratique », avait été arrêté en juin dernier. Les gestes qui lui sont reprochés remontent à l'été 2008.

La plaignante avait 17 ans à l'époque. Le procureur de la Couronne Michel Bérubé a expliqué mercredi que l'accusation d'exploitation sexuelle relevait de l'article 153 du Code criminel, qui interdit à une personne en situation d'autorité ou de confiance de toucher « à des fins d'ordre sexuel » un adolescent.

Chaque année, l'Institut du Nouveau Monde organise une université d'été pour éduquer à la citoyenneté des jeunes de 15 à 35 ans. M. Venne a rompu les liens avec l'organisme et il en a quitté la direction en mars 2017.

Dans une publication Facebook, en octobre dernier, Michel Venne a rejeté les accusations portées contre lui. « J'ai pris connaissance des allégations circulant à mon endroit. Je nie avoir agressé sexuellement [la plaignante]. Puisqu'une plainte aurait été déposée, il est préférable pour le moment de laisser le processus d'enquête suivre son cours », a écrit l'homme.

L'identité de la plaignante ne peut être dévoilée, car elle était mineure au moment des faits.

« La prochaine étape, c'est le 11 septembre. À cette date, l'accusé devrait nous informer de ses intentions : est-ce qu'on veut une enquête préliminaire, est-ce qu'on veut un procès, est-ce qu'on veut un procès devant juge seul, devant juge et jury ? a expliqué le procureur. Ou encore, on pourrait demander du temps pour analyser la preuve et donner une direction au dossier. »