Un homme qui avait poignardé une étudiante directement dans le cou près d'une station de métro en 2016 a été condamné mardi à une peine de sept ans de pénitencier, en plus d'être déclaré délinquant à contrôler pour une période de huit ans.

Publié le 6 juin 2018
Louis-Samuel Perron LA PRESSE

La juge Lori Renée Weitzman a entériné cette suggestion commune des parties mardi au palais de justice de Montréal. Il reste à Mathew Roberge environ trois ans et demi de détention à purger en raison du temps passé en détention préventive. L'homme de 28 ans, accusé de tentative de meurtre, a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de faits graves l'automne dernier.

Sa victime, Smadar Brandes, avait pourtant frôlé la mort, le 27 janvier 2016. Cette jeune étudiante de l'Université Concordia marchait sur l'avenue Monkland cette nuit-là, des écouteurs sur les oreilles. Son agresseur s'est avancé vers elle et l'a poignardée sans avertissement dans le cou, apparemment sans raison. Le couteau s'est brisé, et la lame est restée coincée dans le cou de la jeune femme.

« Sous l'effet de l'adrénaline, je ne ressentais pas de fortes douleurs. Je n'ai pas compris que je venais d'être poignardée », a confié Smardar Brandes à La Presse l'été dernier. N'eût été un bon Samaritain qui s'est porté à son secours et le brio des médecins, la jeune femme serait probablement morte.

En février 2013, Mathew Roberge avait frappé un homme de 51 ans qu'il ne connaissait pas à Laval. La victime était morte à la suite d'un coma de deux semaines. Il avait été condamné en 2014 à une peine de quatre ans de prison. À l'époque, la juge avait indiqué que le risque de récidive de Mathew Roberge était « quasi inexistant ».