Michel Cadotte, un résidant de Montréal-Nord âgé de 55 ans, a comparu cet après-midi, à Montréal pour être accusé du meurtre non prémédité de sa conjointe, Jocelyne Lizotte. La femme d'une soixantaine d'années a été trouvée morte, lundi après-midi, dans la chambre qu'elle occupait, au centre d'hébergement Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Elle était très hypothéquée mentalement et physiquement selon des proches. L'affaire se dessine comme un crime par compassion.

Christiane Desjardins LA PRESSE

«J'ai craquer persone m'a demander coment je vais mes la vous le savez j'ai consenti à sa demande aide à mourir j attent le policier», peut-on lire sur la page Facebook de Michel Cadotte. Ce message a été inscrit lundi, à 12h56.

Plusieurs membres de la famille de la victime ont assisté à la comparution, qui s'est déroulée par le truchement de la vidéo-conférence. Ils ont ensuite longuement rencontré un policier de la Section des homicides du SPVM, et se sont entretenus avec Me Elfriede Duclervil, qui représentait M. Cadotte. «Il est complètement désemparé mais il apprécie le support que lui donne sa belle famille qui s'est déplacée ici aujourd'hui», a fait valoir l'avocate de l'aide juridique. M. Cadotte souffre de problèmes cardiaques et il sera vu à l'infirmerie de la prison. Il est resté détenu et reviendra devant le tribunal le 17 mars.

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François Cadotte, un proche de l'accusé, était aussi présent. Après la comparution, et après hésitation, il a accepté de répondre à quelques questions des journalistes. «C'est triste. On comprend, mais on n'accepte pas ça. Mme Lizotte, je l'ai connue un peu plus tard. Elle était déjà maladie. Il a tout fait pour elle. Il a même pris des cours de préposé pour prendre soin d'elle. Il la lavait, lui faisait manger.»

François Cadotte se souvient d'avoir coiffée Mme Lizotte pour la dernière fois il y a un mois et demi. «Je lui teignais les cheveux, je la coiffais», a-t-il dit. Selon lui, la femme n'avait plus de qualité de vie. Elle n'avait plus son esprit, était physiquement diminuée. Elle était couchée ou assise, attachée. C'est dur, mais on ne peut pas faire ça.»

Il a dit que Mme Lizotte était très malade, que la famille avait déjà demandé l'aide à mourir, mais que ça avait été refusé. Mme Lizotte n'était pas apte à le demander elle-même.

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Michel Cadotte