Reconnue coupable des meurtres prémédités de ses deux filles et condamnée à l'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans, Adèle Sorella, 47 ans, fait appel du jugement. Elle estime, entre autres, que les verdicts «sont déraisonnables et ne reposent pas sur la preuve», lit-on dans l'avis d'appel.

Caroline d'Astous LA PRESSE

L'avis d'appel a été déposé à la Cour d'appel du district de Montréal. La condamnée reproche entre autres au juge de première instance d'avoir admis «en preuve la déclaration que l'appelante a faite aux policiers», en plus de n'avoir pas «passé en revue les parties essentielles de la preuve», peut-on lire dans le document. 

Elle affirme, de plus, que le juge a mal informé les membres du jury en évoquant «qu'ils n'avaient pas besoin d'être unanimes au moment de décider si la preuve révélait hors de tout doute raisonnable que la mort avait été causée par un acte illégal ou par négligence criminelle». 

Les 12 membres du jury avaient rendu les verdicts le 24 juin dernier après huit semaines de procès. Ils devaient se prononcer sur la responsabilité d'Adèle Sorella selon quatre verdicts: meurtres prémédités, meurtres non prémédités, homicides involontaires, ou non coupable. 

Rappelons que les deux filles de la condamnée, Amanda De Vito, 9 ans, et Sabrina De Vito, 8 ans, avaient été retrouvées dans vie sans vie dans la résidence familiale de Laval, le 31 mars 2009. Les corps se trouvaient côte à côte et ne portaient pas de marque de violence. La mère avait été arrêtée 12 heures plus tard, après un accident de voiture, dans la nuit.