Bianca Rojas-Latraverse, l'ancienne amie de coeur du champion de poker Jonathan Duhamel, a écopé de 42 mois de pénitencier, mardi au palais de justice de Longueuil. Du côté de la Défense, « on ne s'attendait pas à une sentence aussi sévère. »

Caroline d'Astous LA PRESSE

« On a peut-être perdu une bataille, mais pas la guerre », a lancé l'avocate de l'accusée, Me Sarah Desabrais, qui n'exclut pas de faire appel de la sentence. 

Pour la Couronne, la peine représente les sentences habituelles pour les braquages à domicile. « La juge a retenu de l'accusée qu'elle ne pouvait pas ignorer le fait que M. Duhamel était chez lui la journée du 21 décembre 2011. Sachant qu'il y serait, elle s'est impliquée dans le plan, et a attendu dans la voiture », a décrit à la sortie du tribunal, Me Nancy Délorme. 

Dans le box des accusés, la femme de 21 ans a montré très peu d'émotion lors du prononcé de sa sentence. Seule sa mère avait peine à retenir ses larmes dans la salle d'audience. 

Une fille manipulatrice 

Pour la juge Anne-Marie Jacques, « l'accusée voulait se venger » de son ex-copain. Elle a, de plus, insisté sur le degré d'implication Bianca Rojas-Latraverse dans la préparation du « plan » contre Jonathan Duhamel. 

« Les traits caractéristiques sont ceux d'une jeune fille manipulatrice. La juge a également mentionné qu'il lui restait un bon bout de chemin à faire en terme de réhabilitation », a expliqué la Couronne. 

L'« absence d'empathie de l'accusée envers la victime » a également été soulevée dans le prononcé de la peine.

Bianca Rojas-Latravrese avait plaidé coupable à trois accusations en septembre 2011, soit d'introduction par effraction dans le but de commettre un vol qualifié, séquestration, et complot pour commettre un vol qualifié puis de séquestration. 

L'accusée est détenue depuis près de 18 mois. En prison, elle a accumulé cinq manquements entre mai 2012 et février 2013.

Les autres complices dans cette affaire n'ont pas encore été jugés.