Le «doc Mailloux» n'est plus «doc». Le controversé psychiatre vient de perdre une nouvelle manche devant la justice et doit faire une croix sur son droit de pratique pour les deux prochaines années.

Mis à jour le 30 mai 2013
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

La Cour supérieure juge que le Tribunal des professions n'a pas commis d'erreur en confirmant qu'il était coupable de 12 chefs d'accusation de fautes professionnelles. Cette décision était elle-même un appel du verdict du conseil de discipline du Collège des médecins.

Au centre du dossier: des «mégadoses» d'antipsychotiques prescrites à des schizophrènes, un manque de suivi de certains dossiers, et la diffusion de propos inappropriés à la radio. En 2006, par exemple, M. Mailloux avait qualifié les grands-parents d'une auditrice de «vieille truie», «vieux cochon» et «vermine». Il avait aussi affirmé que «les jeunes femmes atteintes de mongolisme n'ont pas la même valeur qu'une belle jeune femme universitaire».

Pour la Cour supérieure, il s'agit de commentaires «inacceptables».

«Le docteur Mailloux, notamment dans le cadre de l'émission «Doc Mailloux», agissait pour les auditeurs comme psychiatre, commandant en conséquence la retenue et la pondération dans ses remarques», a écrit le juge Denis Jacques.

La question des mégadoses n'était pas au centre de la contestation logée par Pierre Mailloux.

Il a perdu son droit de pratique jusqu'en mai 2015.