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Un photojournaliste québécois arrêté à Cuba

Une rue dans la vieille Havane... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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Une rue dans la vieille Havane

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Un photographe de presse québécois a été arrêté, puis relâché avant-hier à La Havane, à Cuba, alors qu'il s'apprêtait à photographier une critique du régime communiste local.

David Himbert s'est vu confisquer des cartes mémoire et un disque dur externe, selon un document officiel des autorités cubaines, dont il a diffusé une copie.

Le photojournaliste pigiste se rendait devant le domicile de Berta Soler, dimanche, lorsqu'il a été appréhendé, a-t-il relaté à La Presse mardi en entrevue téléphonique. Mme Soler est la dirigeante des Dames en blanc, un groupe de dissidentes créé par des épouses de prisonniers politiques du régime.

Document officiel des autorités cubaines... (photo gracieuseté de David Himbert ) - image 2.0

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Document officiel des autorités cubaines

photo gracieuseté de David Himbert 

« On est descendus du taxi et on s'est fait arrêter », a expliqué M. Himbert, qui était alors avec son traducteur. « On a eu trois heures d'interrogatoire. » Selon lui, les policiers ont fait référence au contenu de conversations téléphoniques qu'il avait eu juste avant avec Mme Soler elle-même et avec un journaliste critique du régime.

Après cet interrogatoire, M. Himbert a été de nouveau détenu à l'aéroport avant qu'il ne prenne son vol vers Montréal le soir même, a expliqué le principal intéressé. C'est à ce moment que deux cartes mémoire et un disque dur portable lui ont été confisqués, selon un document des autorités douanières. Ils pourraient contenir du « contenu d'intérêt », y ont écrit les douaniers.

« Je leur ai dit qu'ils n'avaient pas le droit de faire ça, que ce n'était pas normal, que je n'avais rien fait d'illégal ou d'incorrect, que c'était tout mon travail, a-t-il. J'ai essayé de négocier, ça n'a pas été possible. »

Selon lui, les agents cubains ont démontré de l'intérêt pour ses photos des ambassades des États-Unis et de la Russie à La Havane.

« Je reviens avec une vingtaine de photos exploitables, [soit] deux sujets. Le reste est perdu », a-t-il déploré. Il comptait vendre le fruit de son travail en rentrant à Montréal. 

David Himbert a indiqué ne pas avoir été rudoyé.

Reporters sans frontières a été avisé de la situation, a-t-il ajouté.




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