Une tragédie a frappé la petite municipalité gaspésienne de Cap-Chat, tôt ce matin, où une femme et ses deux nourrissons ont péri dans un incendie.

Mis à jour le 8 oct. 2017
LA PRESSE CANADIENNE

Le décès de la femme de 37 ans et de ses jumelles âgées d'à peine un an a été constaté à l'hôpital, rapporte la Sûreté du Québec.

Les services d'urgence ont été alertés vers 4 h du matin de l'incendie qui s'est déclaré dans une habitation à loyer modique de la rue des Écoliers.

Une dizaine de voisins ont dû être évacués, mais aucun d'entre eux n'a été blessé, précise la porte-parole de la SQ, Hélène Nepton.

Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec cherche à déterminer les circonstances du drame.

Le maire de la municipalité de quelque 2500 habitants, Judes Landry, connaissait la victime « de vue ».

« On pense des fois que ça n'arrive qu'ailleurs », a-t-il lancé en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

« C'est toujours triste quand ça arrive dans une petite communauté comme nous autres, a-t-il souligné. Tout le monde se connaît. »

Le préposé à l'entretien pour l'Office municipal d'habitation Laurent Dumont indique que les évacués ont rapidement pu réintégrer leur logement.

Le chef de brigade des pompiers de Cap-Chat, Carol Dugas, indique qu'une vingtaine de ses hommes ont été déployés sur les lieux avant l'aube.

« On a constaté que le bâtiment était sous pression, il y avait beaucoup de fumée à l'intérieur et les flammes sortaient à l'arrière, raconte-t-il. On a trouvé un corps inanimé en rentrant et les deux enfants par la suite. »

M. Dugas rapporte que cette découverte a ébranlé les pompiers, qui ont eu droit à soutien psychosocial sur place.

Il estime qu'une heure s'est écoulée avant que son équipe ne maîtrise l'incendie.

Il signale que le détecteur de fumée avait été retiré du logement.

« On n'en a trouvé aucun à l'intérieur. C'est un bâtiment de l'Office municipal, il en est fourni [sic] par l'Office », a-t-il souligné.

Des autopsies devraient être réalisées cette semaine, à la demande du coroner, au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.