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Le SPVM évalue le «bien-fondé» d'une intervention près d'une école

Un homme a fait un commentaire à des policiers de Montréal sur la conduite de... (Photo archives La Presse)

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La Presse Canadienne

Un homme a fait un commentaire à des policiers de Montréal sur la conduite de leur véhicule près d'une école dans le quartier du Plateau-Mont-Royal, les agents ont répondu, une femme est intervenue, et la situation a «dégénéré», a affirmé la police.

L'homme et la femme ont été arrêtés, a indiqué en fin d'après-midi vendredi, le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Ian Lafrenière. Au moins une accusation d'entrave au travail de la police a été portée contre la femme.

M. Lafrenière a précisé que l'événement avait eu lieu mercredi, vers 17 h, et que les autorités au SPVM en avaient été informées jeudi en fin de journée.

Le porte-parole a ajouté que la police de Montréal tenterait de juger du «bien-fondé de l'intervention policière», et évaluerait la pertinence de déclencher une enquête interne. Il a dit ne pas pouvoir préciser s'il y avait eu plainte au bureau du commissaire à la déontologie policière.

Il a fait valoir que la police souhaitait avoir «plus qu'une version», et que des policiers appelés en renfort lors de cet événement seraient questionnés.

Selon ce qu'a relaté le porte-parole, un appel a été passé au 911, mercredi, à 16h58, par une dame disant avoir vu une «caravane bleue» foncer sur elle près des rues Saint-Denis et Roy. À proximité, un véhicule de la police a voulu se rendre sur les lieux pour intervenir.

C'est à ce moment que le véhicule de la police aurait fait un demi-tour sur l'avenue des Pins, près de l'école au Pied-de-la-Montagne, suscitant les critiques immédiates d'un homme témoin de la manoeuvre.

Il reste à déterminer si les gyrophares avaient été allumés, a indiqué M. Lafrenière.

Les policiers ont circulé, n'ont pas repéré la «caravane bleue», et sont revenus près de l'école pour «discuter» avec l'homme qui avait fait les commentaires sur leur conduite. «C'est là que ça a dégénéré», a dit M. Lafrenière.

«De quelle façon notre policier a agi, est-ce qu'il était justifié, est-ce qu'il était bien-fondé au niveau de son intervention, on ne peut pas le déterminer encore», a exposé le porte-parole.

Louise Letarte, secrétaire générale au bureau du commissaire à la déontologie policière, a aussi dit ne pas pouvoir confirmer ou infirmer la réception d'une plainte. Elle a toutefois précisé les modalités d'examen d'une plainte.

Si au terme d'une première analyse - dans un délai de 40 jours -, le bureau juge la plainte non fondée, un avis écrit est simplement envoyé aux plaignants et au SPVM pour expliquer pourquoi on ne retient pas la plainte.

Si la plainte est jugée fondée, plusieurs options sont possibles.

«S'il s'agit d'un litige non d'intérêt public, on va favoriser la conciliation entre les plaignants et les policiers, et alors tout se dit en confidence», a expliqué Mme Letarte.

Si par contre elle est jugée d'intérêt public, le commissaire fait enquête. S'il estime que le policier a pu contrevenir à son code de déontologie policière, le policier est assigné à comparaître devant le comité, ce qui constitue alors un acte judiciaire public.




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