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St-Côme: le chalet du patron de la SQ passe au feu

Mario Laprise, directeur général de la Sûreté du...

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Mario Laprise, directeur général de la Sûreté du Québec, et Bruno Beaulieu était copropriétaires d'un chalet avec trois autres policiers et copropriétaires de l'entreprise Le chalet des cinq qui en fait la location.

Annabelle Blais
La Presse

Deux semaines après avoir fait la une du Journal de Montréal, le chalet du directeur général de la Sûreté du Québec a été détruit dans un incendie dans la nuit de vendredi à samedi, Saint-Côme, dans Lanaudière.

Certains éléments découverts sur place tendent à appuyer la thèse d'un incendie criminel, a précisé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui a hérité de l'enquête.

«Par mesure de transparence, la Sureté [du Québec] a transféré l'enquête à la section incendie criminelle du SPVM», a indiqué André Leclerc, porte-parole du SPVM.

Le SPVM a souligné que le chalet a été particulièrement médiatisé dernièrement.  Il est ainsi devenu une cible facile, ce qui augmente le bassin des suspects potentiels.

Il y a environ deux semaines, le Journal de Montréal a publié un article dans lequel il était écrit que Mario Laprise, directeur général de la Sûreté du Québec, et Bruno Beaulieu était copropriétaires d'un chalet avec trois autres policiers et copropriétaires de l'entreprise Le chalet des cinq qui en fait la location.

Bruno Beaulieu, un ancien policier de SQ, a fait partie de l'équipe d'enquête spéciale (composé d'anciens policiers de la GRC et du SPVM et accompagnés par des procureurs du DPCP) chargée de faire la lumière sur des allégations de fraude concernant trois ex-hauts dirigeants de la Sûreté du Québec , soit l'ancien directeur général Richard Deschênes, son adjoint aux enquêtes criminelles Jean Audette, et l'officier à la retraite Steven Chabot.

Une enquête avait été ouverte en décembre 2012. Le rapport a été rendu il y a un mois. Pour le moment, des accusations n'ont pas été déposées.

M. Laprise n'était pas visé par l'enquête. Après la publication de l'article, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, avait indiqué qu'il n'avait «aucune raison de douter» du choix d'un ami du patron de la Sûreté du Québec pour enquêter sur trois anciens gradés du même corps de police.




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