Les parents d'un homme qui souffrait de schizophrénie et qui est décédé après avoir reçu une décharge de pistolet à impulsions électriques Taser, il y a trois ans, en Ontario, espèrent que l'enquête publique du coroner sur la mort de leur fils permette des changements.

LA PRESSE CANADIENNE

La victime, Aron Firman, est décédée après une dispute avec des policiers de la Police provinciale de l'Ontario (OPP) survenue en juin 2010 à Collingwood, une municipalité située à environ 175 kilomètres au nord-ouest de Toronto.

Le pathologiste en chef de l'Ontario, le docteur Michael Pollanen, a témoigné lors de l'enquête. Il a affirmé que l'usage par la police d'un pistolet à impulsions électriques avait été un facteur déterminant dans le décès d'Aron Firman.

Ses parents, Doreen et Marcus Firman, étaient les derniers témoins à se présenter à l'enquête publique du coroner vendredi. Ils avaient visiblement de la difficulté à contenir leurs émotions lorsqu'ils ont raconté aux cinq membres du jury le vide qu'a laissé la disparition de leur fils.

Son père a affirmé que l'homme qui a été décrit durant l'enquête publique ne correspondait pas du tout à la description de son fils, tel qu'il l'a connu. Il s'est souvenu d'un homme de 27 ans gentil, artistique et curieux, qui était conscient de sa «terrible maladie».

Marcus Firman a dit espérer que l'enquête du coroner puisse apporter un éclairage sur les façons de faire face à la maladie mentale.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) - qui enquête de façon indépendante lorsque des policiers sont impliqués dans des incidents - a conclu que les policiers impliqués n'avaient pas mal agi, mais elle a aussi soutenu que l'usage de l'arme de type Taser avait causé la mort d'Aron Firman.

Pour sa part, la compagnie Taser International a affirmé que M. Firman avait peut-être été tué par une sorte de delirium, un état souvent constaté chez des gens souffrant de maladies mentales ou qui prennent de la cocaïne.